Belgique

Près de 40% des conducteurs belges empruntent des chemins alternatifs ou font des détours pour se rendre à leur travail, ressort-il d'une nouvelle étude menée par l'organisation d'automobilistes Touring et relayée vendredi par VTM. A Bruxelles, le taux d'automobilistes à user de subterfuges pour éviter les embouteillages atteint même 54%. 

En outre, quelque 54% des navetteurs choisissent de partir avant ou après les heures de pointe et 10% d'entre eux pratiquent régulièrement le télé-travail. L'enquête de Touring, qui a sondé quelque 6.361 personnes, met en évidence -s'il le fallait encore- que le Belge en a ras-le-bol des embouteillages et essaie donc d'y échapper de différentes manières. Près de 40% des répondants ont ainsi indiqué faire usage de chemins alternatifs et de détours afin de rejoindre leur destination. A Bruxelles, cette proportion grimpe à 54%.

Malgré le nombre croissant d'embouteillages, la voiture reste toutefois le moyen de transport dominant pour effectuer le trajet domicile-travail. Aussi, pour 63% des personnes sondées, la voiture reste numéro 1 car elles doivent parcourir une trop grande distance. Dix-huit pour cent des répondants privilégient la voiture même s'ils pourraient faire usage d'alternative.

Selon l'étude, la mise en place d'une taxe kilométrique aurait peu d'impact sur la majorité des automobilistes. Quarante-deux pour cent d'entre eux continueraient en effet à favoriser la voiture même s'ils doivent payer plus cher, tandis que 23% chercheraient un itinéraire alternatif et moins cher. Seuls 16% utiliseraient moins la voiture. Un pour cent des automobilistes chercherait par ailleurs à habiter plus près de son lieu de travail.