Belgique

Torpillé par les Conseil national du travail (CNT), qui réunit syndicats et organisations patronales, vertement critiqué par le Conseil d’État, blâmé par le secteur associatif, vilipendé par l'opposition des mois durant, la loi sur le travail occasionnel – les fameux 500 euros par mois – est soumis au vote de la Plénière à la Chambre. « Je pense qu'en matière de flibuste parlementaire, ce projet est un cas d'école, a expliqué David Clarinval, chef de groupe MR à la Chambre. 

Des secondes lectures en Commission, une procédure en conflit d'intérêt, le recours de d'amendements avec demande d'avis du Conseil d’État. Rien ne nous aura été épargné pour freiner ce projet, qui a tout de même une vraie raison d'être pour certains secteurs d'activité. Les clubs sportifs notamment étaient très demandeurs », poursuit le député. C'est voté, circulez, il n'y a plus rien à voir ? Non... Le débat est lourd, les échanges très vifs. 'Vous êtes sourds parce que vous voulez votre hochet", a ansi lancé Laurette Onkelinckx (PS) à l'adresse de Vincent Van Quickenborne (Open VLD). Quelque 100 amendements vont encore être déposés par l'opposition. Les débats risquent donc d'être encore longs avant que cette loi qui autorise l'exonération de 500 euros par mois pour le travail occasionnel passe.