Belgique

Entre 2010 et 2015, quelque 770.300 emplois vacants seront disponibles en Belgique, selon les chiffres avancés mercredi par Luc Sels, doyen de la faculté des sciences économiques à l'Université de Louvain (KUL), à l'occasion d'un forum de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) consacré à l'emploi des 50 ans et plus.

Une large majorité de ces emplois - près de 502.900 précisément - sont liés au remplacement des "seniors" qui quittent la vie active; auxquels s'ajoutent les 267.400 emplois qui, à croissance stable, devraient être créés sur la même période, a détaillé Luc Sels.

"Sous l'influence du changement démographique - en d'autres mots du vieillissement de la population, ndlr - les départs naturels au cours de la période 2010-2015 seront de 30,4 pc supérieurs à ceux enregistrés entre 2005 et 2010", a-t-il ajouté.

Si cette véritable manne d'emplois vacants a tout l'air d'une aubaine, elle pose toutefois problème, selon M. Sels. "La forte augmentation de la demande de remplacement est en effet susceptible de renforcer la pression sur le marché du travail", particulièrement en Flandre où le vieillissement de la population aura un impact "beaucoup plus fort" et renforcera la pénurie existant déjà dans certains secteurs.

Dans ce contexte, une analyse démographique, l'allongement des carrières ou encore le "démantèlement des statuts de départ" telles que les prépensions, pourraient apporter des solutions, a encore formulé Luc Sels.

THA/DEF/