Belgique

L’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) est opérationnel depuis le 1er décembre 2006. Placé sous l’autorité conjointe des ministres de l’Intérieur et de la Justice, cet organe, dont le siège se situe rue de la Loi, à Bruxelles, a succédé au Groupe interforces antiterroriste (GIA).

Il a pour mission d’effectuer des évaluations stratégiques et ponctuelles sur les menaces terroristes et extrémistes qui pèsent sur la Belgique.

Services d’appui

Son travail repose essentiellement sur l’analyse des informations transmises par les services d’appui, à savoir la Sûreté de l’Etat (renseignement civil), le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS, renseignement militaire), les polices locale et fédérale, l’administration des douanes et accises, l’Office des étrangers ou encore les SPF Intérieur, Mobilité et Transports et Affaires étrangères. Ce sont des experts détachés par ces services qui composent l’Ocam.

Les évaluations de l’instance sont destinées aux autorités politiques, administratives ou judiciaires investies de responsabilités en matière de sécurité. Ce sont ces autorités qui, in fine, sont chargées de prendre les mesures appropriées pour parer à la menace éventuelle.

L’échelle de la menace établie par l’Ocam compte quatre niveaux. Le niveau 1 équivaut à un risque faible d’attaque terroriste envers la personne, le groupement ou l’événement qui fait l’objet de l’analyse.

Une menace de niveau 2 représente une menace "peu vraisemblable". Le niveau 3 veut dire menace "possible et vraisemblable". Enfin, le niveau 4 représente une menace "sérieuse et imminente".

Quatre niveaux

Ces différents niveaux peuvent s’appliquer de façon générale ou particulière. Après les attaques sanglantes du mois de janvier, à Paris, le niveau de menace en Belgique est resté à 2 mais a été porté à 3 s’agissant de certains lieux stratégiques.

Le 15 janvier, à la suite de l’attentat déjoué à Verviers, le niveau 3 s’est appliqué à l’ensemble du pays. Le 9 mars, il a été ramené à 2, sauf pour une série de sites (bâtiments des communautés juives de Bruxelles et d’Anvers, institutions européennes, ambassades, palais de justice de Bruxelles et certains ministères).

Depuis ce week-end, le niveau, qui est de 3 pour l’ensemble du territoire belge, a été fixé à 4 pour la Région bruxelloise et la commune de Vilvorde. Avec toutes les conséquences que l’on connaît.


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