Belgique

Pas plus tard que cette semaine, le ministre-Président flamand Kris Peeters (CD & V) s'est irrité des dégâts infligés à l'image de la Flandre à l'étranger par les recours francophones contre la politique de flamandisation de la périphérie. Mais manifestement, les dommages en question n'empêchent pas d'autres CD & V de dormir. Par exemple, Marc Van Asch, bourgmestre de Vilvorde et successeur de l'ex-Premier ministre Jean-Luc Dehaene depuis le 1er août.

Sa commune vient de décider de mettre en vente 15 habitations avec des critères "de revenu, de propriété et de langue". Il s'agit de logements modestes, 14 d'entre eux étant mis en vente à moins de 100000 euros. Les candidats acheteurs doivent gagner moins de 35750 euros (davantage s'il ne s'agit pas de personnes isolées), ne pas être propriétaires ni usufruitiers d'un terrain ou d'un logement et... maîtriser le néerlandais.

Comme dans le cas du wooncode, il faut soit disposer d'un diplôme d'une institution d'enseignement néerlandophone, soit passer un test de langues auprès d'une "Maison du néerlandais". Mais ici, en cas d'échec au test, le candidat acheteur se verra refuser le droit d'acquérir le logement (alors que le wooncode ne prévoit que l'obligation de s'engager à suivre un cours de néerlandais) et ce critère linguistique vaut ici également pour le conjoint ou le cohabitant légal. Autrement dit, le Flamand de souche qui a craqué pour une belle Italienne fraîchement débarquée en Belgique est prié d'aller habiter ailleurs.

Vous êtes francophone parfait bilingue, marié à une Flamande et vous voulez vous installer à Vilvorde ? Ce n'est pas encore gagné, car le premier critère d'attribution des logements, c'est la durée de séjour dans la ville. Pour les moins de 36 ans, la durée de séjour des parents est également prise en compte.

Avis aux amateurs : les candidatures peuvent être introduites jusqu'au 12 septembre...