Belgique

"Nous demandons à être entendus. Nous demandons l’euro symbolique." Maître Guillaume Lys est l’avocat de l’association des victimes du 22 mars, V-Europe. Au nom de celle-ci, il s’est fixé un objectif ambitieux le jeudi 29 mars devant le tribunal correctionnel de Bruxelles : faire reconnaître par la justice belge le droit de savoir des victimes.

Ce serait une première dans le pays. Certes, des organisations comme le Centre pour l’égalité des chances ou la Ligue des droits de l’homme se sont déjà présentées comme parties civiles dans des procès, au nom d’un intérêt collectif, mais cela n’a jamais été le cas en matière de terrorisme, comme en France.

"Les victimes, dit l’avocat, ont une voix différente de celle du parquet et de la défense. Abdeslam s’est posé en victime. Nous voulons dire que, les victimes, c’est nous."

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