Belgique

Plusieurs mesures dues à la hausse du niveau d'alerte terroriste de deux à trois sur l'ensemble du pays seront "très visibles et perceptibles dans la rue", rapporte vendredi le porte-parole de l'Ocam, l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace.

"Des mesures de sécurité ont été prises pour les commissariats de police dans tout le pays ainsi que pour les bâtiments judiciaires à Bruxelles", indique-t-il. L'Ocam ne souhaite pas donner de précisions au sujet d'autres institutions ou bâtiments. Vendredi soir, l'Ocam a relevé le niveau d'alerte terroriste à trois sur quatre pour l'ensemble du territoire belge.

Vendredi matin, le syndicat policier Sypol exigeait que les agents de police reçoivent tous une arme et un gilet pare-balles. Ceux qui n'en disposent pas doivent refuser toute intervention publique, demande le syndicat.

Les services recevront les moyens suffisants pour lutter contre le radicalisme

L'ensemble des services qui s'occupent de la lutte contre le radicalisme recevront "tous les moyens pour lutter de manière adéquate contre ce phénomène", a affirmé vendredi matin le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA), précisant, sur les ondes de "De Ochtend" (Radio 1-VRT), que les décisions budgétaires concrètes feraient l'objet de discussions lors du contrôle de fin février, début mars.

Le ministre de l'Intérieur a répété que le relèvement du niveau de la menace terroriste de 2 à 3 après les opérations policières menées à Verviers et en une dizaine d'endroits du pays ne signifie pas qu'il y a des indications d'une attaque concrète. "C'est une question de prudence. L'opération d'hier pourrait réveiller d'autres cellules. C'est la raison pour laquelle il nous paraît sage de relever le niveau de la menace", a dit le ministre, se félicitant de la bonne collaboration des différents services impliqués dans l'opération de jeudi soir.

Selon M. Jambon, le gouvernement a la ferme volonté de s'attaquer avec force au radicalisme et à la menace qu'il représente. "Nous allons examiner quels budgets sont nécessaires pour endiguer ce danger", a-t-il commenté. Le ministre n'a pu apporter de détails sur l'opération policière de jeudi soir. Il a simplement confirmé que des combattants de Syrie revenus en Belgique étaient impliqués.