Belgique Sous le choc des terribles circonstances de sa mort, ses proches lui ont dit adieu.

Entre tristesse, colère et incompréhension, une centaine de personnes s’étaient rassemblées jeudi après-midi à Wanze pour assister aux funérailles civiles du jeune Valentin Vermeersh dont le corps sans vie avait été retrouvé en Meuse vendredi dernier.

Effondrés, ébranlés, la maman et le papa de ce jeune homme sauvagement frappé avant d’être jeté en Meuse étaient entourés de leurs proches, des proches qui veulent que justice soit faite.

"Il faut que les monstres qui ont frappé, torturé et tué Valentin soient sévèrement punis. Je veux que justice soit rendue. On ne peut pas imaginer qu’un animal soit traité de la sorte. Alors, Valentin, qui était si gentil, c’est crapuleux", s’exclame une voisine des parents de Valentin.

Parmi les personnes présentes, il y avait les nombreux amis des grands-parents de Valentin, qui accueillaient très souvent leur petit-fils chez eux et qui ont tout perdu. "Encore hier, sa grand-mère disait qu’elle se demandait comment ils allaient surmonter ça", explique une amie de la grand-mère qui au moment de la levée du corps a été prise d’un léger malaise.

Il y avait aussi des élèves de l’école où était scolarisé jusqu’à l’année dernière le jeune homme. Pour eux, l’incompréhension était totale.

Et puis, il y avait tous les amis, les connaissances du jeune homme. Certains le pleuraient. D’autres appelaient à la vengeance. "Ces gens disaient être ses amis. Ils mériteraient de connaître le même sort", explique l’un d’eux. D’autres prononçaient des mots encore bien plus durs.

Lorsque le cercueil a quitté le funérarium pour rejoindre le cimetière de Wanze, c’est en silence que cette foule sous le choc a accompagné Valentin jusqu’à sa dernière demeure.

Arrivés au cimetière, l’émotion était trop forte, la tristesse trop intense, la douleur trop vive et les larmes ont coulé. La maman du jeune homme soutenue par les siens a dit au revoir à son fils. "Mon bébé", a-t-elle crié en caressant le cercueil.