Belgique L’émotion était palpable lorsque les images du corps de Béatrice ont été dévoilées.

Ce que les enquêteurs ont montré ce mardi restera à tout jamais gravé dans la mémoire des personnes présentes. Dès le début, Isabelle Hustin - la maman de Béatrice - craque et sort quelques minutes, entourée de ses proches. Les premières images viennent de s’afficher sur les écrans.

Dans la salle, certaines personnes du public ne peuvent aussi retenir leurs larmes lorsqu’on devine le corps de la petite Béatrice en dessous d’une couverture retrouvée dans le bois de Sesselich.

Dans les reconstitutions filmées, on voit aussi un Jérémy Pierson au look différent. Il porte un training et semble nettement plus jeune qu’il ne parait aujourd’hui. C’était en mai 2015.

Aujourd’hui, c’est un homme qui ne lève d’ailleurs que très rarement les yeux vers les deux écrans de la salle que l’on observe. Et il esquive toujours les regards des parties civiles. Il se cache et ne répondra timidement qu’à deux questions posées par le jury.

Au cours de la journée, on apprendra progressivement comment l’accusé est passé aux aveux. Ce n’était pourtant pas gagné d’avance. Il est arrêté le 10 décembre 2014. L’homme niera pendant très longtemps. Toutes les preuves sont pourtant contre lui. "Je ne connais pas cette Béatrice, je ne l’ai jamais vue. Je n’ai rien à voir avec son enlèvement. Vous me dites qu’on a retrouvé mon ADN sur elle ? Je n’ai aucune explication à donner. Probablement qu’elle m’a croisé un jour dans un snack à Arlon. Vous voulez m’arrêter ? D’accord, mais vous devrez poursuivre l’enquête car je ne suis pas le coupable ", avancera-t-il lors de sa première audition avec le magistrat en charge de l’affaire, Jacques Langlois.

Juste après avoir violé Sauvane Watelet, il se rend à Mont-St-Martin pour y retirer de l’argent dans un bureau de poste. Les caméras ne permettront pas d’identifier clairement son visage, mais on retrouvera à son appartement un pull identique à celui aperçu dans les images. "En France, tous les jeunes ont ce type de pull", lui dira-t-il.

Au fil des semaines, l’homme ne peut plus se cacher et nier tous ses actes. Il n’a plus le choix. Tout est contre lui et les enquêteurs réalisent du bon travail. À ce moment, nous sommes en mars 2015.

Malins, les enquêteurs introduisent le thème des stupéfiants lorsqu’ils l’interrogent. Après une discussion avec son avocat, Jérémy Pierson participe à une séance filmée avec les enquêteurs. "À partir de là, il s’est réfugié derrière l’usage de la drogue pour tenter de justifier son comportement", dira un enquêteur.

Il avouera pratiquement tout dans la foulée…