Belgique

"Le ministre et notre ambassade suivent l'affaire en permanence", a réagi lundi matin le porte-parole du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders après qu'il soit clairement apparu, comme le rappelait dimanche soir la VUB, que l'avocat du professeur Ahmadreza Djalali n'avait pas fait appel de la condamnation à mort de son client. L'exécution du docteur Djalali semble dès lors inéluctable. "Il y a des contacts réguliers avec les autorités iraniennes." L'ambassade belge à Téhéran collabore sur place avec l'ambassade suédoise et les diplomates européens, le professeur ayant également résidé en Suède.

Le porte-parole de Didier Reynders rappelle que le ministre "a plaidé dans ses contacts politiques pour une abolition ou un moratoire sur la peine de mort." L'ambassade belge a également réclamé à la demande du ministre Reynders "un procès équitable."

La VUB avait appelé dimanche soir les hommes politiques, diplomates, scientifiques et autres citoyens à dénoncer fermement cette situation.

Depuis avril 2016, le professeur irano-suédois Ahmadreza Djalali - également actif à la VUB dans le domaine de la médecine de catastrophe - est détenu à Téhéran. Le mois dernier - après 19 mois d'emprisonnement - il a été condamné à la peine capitale. Le professeur a alors chargé son avocat de faire appel de la sentence. Cet appel devait être introduit dans les trois semaines, mais il semble qu'il ne soit jamais parvenu à la Cour Suprême.

"La seule explication de cette erreur légale est que le soi-disant avocat d'Ahmadreza est de connivence avec le juge Salavati du Tribunal révolutionnaire iranien, qui a condamné le Dr. Djalali à la peine de mort après torture physique et psychologique, et sans procès équitable ou public", explique le professeur Gerlant van Berlaer de l'UZ Brussel.