Belgique

A l'origine de cette affaire mise à l'instruction chez le juge bruxellois Michel Claise, il y a la disparition de l'ex-comptable belge, Stephan De Witte. Cet homme de 44 ans a disparu sans laisser de traces en juin 2014 au Congo.

Paris Match, en collaboration avec la RTBF, publie dans son édition de ce jeudi une enquête consacrée à l'affaire de corruption présumée dans laquelle est inculpé le libéral wallon Serge Kubla, et cités le groupe sidérurgique Duferco ainsi que l'ancien premier ministre de la République Démocratique du Congo (RDC).

L'hebdomadaire et la RTBF révèlent qu'au moment de sa disparition, Stephan De Witte occupait les fonctions de directeur général du parc botanique de Kisantu, l'un des plus grands d'Afrique, à une centaine de kilomètres de Kinshasa. Il avait été nommé à ce poste par celle qui partageait sa vie depuis deux ans, une certaine Princesse Odette Maniema Krempin, laquelle avait chargé son compagnon de mener à bien le projet de développement touristique du parc où il a été vu vivant pour la dernière fois.

Princesse Odette, comme elle se fait appeler, est une femme d'affaires congolaise à la tête de plusieurs entreprises florissantes vivant entre son pays d'origine et l'Allemagne. D'après Paris Match et la RTBF, elle a mis plus de trois semaines à signaler la disparition de son compagnon et, par la suite, a refusé de répondre aux questions des enquêteurs belges venus l'entendre comme témoin en commission rogatoire à Francfort où elle réside.

A ce stade, rien n'implique Odette Maniema dans les faits de disparition et rien n'indique que celle-ci soit liée à l'affaire qui éclabousse Serge Kubla et Duferco. Paris Match montre ensuite dans son numéro à paraître ce jeudi que l'ancien ministre wallon de l'Economie Kubla, Stephan De Witte et plusieurs responsables du groupe sidérurgique italien, qui apparaissaient dans le milieu des années 2000 au coeur des montages destinés à masquer l'aide financière allouée au holding transalpin à l'insu de la Commission européenne, se retrouvent entre 2010 et 2012 dans les structures financières mises en place pour permettre à Duferco de pénétrer le marché congolais.