Belgique

Ce n’est peut-être qu’une coïncidence, mais un jour après que la Belgique a demandé publiquement à l’Irak de ne pas exécuter le djihadiste Tarik Jadaoun, le ministre irakien des Migrants et des Déplacés dénonce ce mercredi la mort de la petite Mawda, abattue par une balle perdue lors d’une course-poursuite sur l’E42 le 16 mai dernier.

Mawda était irakienne, née en Allemagne il y a deux ans, mais de parents originaires de la région semi-autonome du Kurdistan irakien.

Selon plusieurs médias irakiens, le ministre Jassem al-Jaff a publié une déclaration soulignant combien le gouvernement belge et la communauté internationale doivent assurer la sécurité des réfugiés irakiens et respecter les droits de l’homme. Il est nécessaire de « tenir pour responsables ceux qui sont derrière le tragique incident », a-t-il ajouté, selon Iraqi News et Kurdistan 24.

Les médias locaux kurdes indiquent que les jeunes parents de Mawda sont originaires de la ville de Ranya, à l’est du Kurdistan irakien. Selon l’agence de presse Rudaw, qui a parlé aux proches de la famille (qu’ils nomment Shamdin Ali, et non Shawri, ndlr), le jeune couple a quitté l’Irak pour l’Europe en 2013, a vécu à un moment six mois en Grande-Bretagne puis a été déporté vers l’Allemagne.

« Mon fils était un Peshmerga de l’unité 70 », a expliqué le grand-père de Mawda, pour qui leur départ d’Irak était motivé par des raisons économiques. « Je payais le loyer de leur maison. Quand il a décidé de partir, j’ai payé le voyage ».