Belgique

Depuis l'agression du commissaire Vandersmissen lors de la manifestation fédérale du 24 mai, des rumeurs circulent sur de possibles liens entre cette affaire et l'interpellation du président de la Ligue des droits de l'Homme, Alexis Deswaef, le 2 avril dernier sur la place de la Bourse, par ce même commissaire. 

Il n'en est rien, affirme la Ligue des droits de l'Homme (LDH). "La LDH récuse totalement ces allégations", déclare-t-elle dans un communiqué vendredi. Elle ajoute condamner "fermement et sans équivoque" l'agression du commissaire Pierre Vandersmissen. "Tout comme les violences policières, la violence contre les policiers est inacceptable".

Le 2 avril dernier, Alexis Deswaef, président de la Ligue des droits de l'Homme, avait été interpellé, comme 99 autres personnes, alors qu'il souhaitait participer à un rassemblement anti-fascisme à la Bourse. Cette interpellation avait été effectuée par le commissaire Pierre Vandersmissen. Ce dernier a été frappé à la tête et gravement blessé lors de la manifestation fédérale du 24 mai.

L'interpellation d'Alexis Deswaef avait été dénoncée par la LDH et la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), qui avaient toutes deux demandé une enquête sur les agissements de la police et de rendre ses conclusions publiques.