Belgique

La direction et les syndicats de la SNCB sont en pourparlers, vendredi, à la suite de la grève des accompagnateurs de train d'Ath, Braine-le-Comte, Charleroi, Mons et Saint-Ghislain, a indiqué le service presse de la SNCB. Le mouvement, déclenché spontanément vendredi matin, vise à dénoncer les agressions et le nombre insuffisant d'effectifs pour garantir la sécurité sur le réseau. La direction espère une reprise du travail en cours de journée mais elle invite les usagers à prévoir une alternative au train pour le retour du soir.

Les accompagnateurs de train de Charleroi se sont joints à leurs collègues des autres dépôts après l'agression physique, vendredi matin, d'un des leurs par un voyageur, alors que l'agent se rendait au dépôt. En état de choc, il est en incapacité de travail, précise la SNCB.

Jeudi, une accompagnatrice de train a été menacée de mort à Quiévrain, un fait qui s'inscrit dans une série d'agressions commises depuis quinze jours, note pour sa part Jean-Marc Durieux (CGSP).

La SNCB rappelle que la direction et la présidente du conseil d'administration ont rencontré les Procureurs du Roi de Charleroi et Namur notamment, pour insister sur la nécessité d'assurer le suivi des plaintes déposées par des agents.

"Ces plaintes sont souvent classées sans suite et les agents ne comprennent pas pourquoi. La SNCB veille donc à sensibiliser les autorités judiciaires", explique-t-on.

En ce qui concerne les recrutements, la SNCB souligne qu'elle a relayé auprès de la SNCB-holding les besoins d'effectifs supplémentaires et que des mesures ont été prises en 2006. Par ailleurs, cette année, en Hainaut, la société prévoit l'engagement de 20 accompagnateurs de train à Charleroi, 17 à Mons et 10 à Tournai.

"Les annonces quant aux postes à pourvoir se feront en précisant bien qu'ils concernent les trois dépôts et pas seulement Charleroi, parce qu'ils ont tous besoin de renfort et la direction est soucieuse de répondre aux demandes émanant de la base", note-t-on au service presse de la société.

A noter que les accompagnateurs de train de La Louvière-Sud, après une annonce de grève, ont décidé de travailler, mais sans effectuer le contrôle des titres de transport.