Belgique

Trouble de l’apprentissage, la dyslexie se manifeste par une difficulté particulière à identifier les lettres, les syllabes ou les mots, en l’absence de tout déficit visuel, auditif ou intellectuel, et entraîne souvent des difficultés orthographiques associées. On considère qu’environ 5 à 10 % des élèves sont concernés.

Afin de sensibiliser les équipes pédagogiques aux besoins spécifiques de ces enfants, la ministre de l’Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet (CDH) a lancé en 2011 la formation "personne-relais Dyslexie", assurée par l’Institut de formation en cours de carrière (IFC).

Objectif ? Former une personne-ressource dans chaque établissement scolaire autour de trois axes : 1° comprendre les difficultés liées à la dyslexie et repérer les indicateurs qui permettent de l’identifier; 2° prendre connaissance des adaptations possibles et des outils existants; et 3° s’outiller pour préparer la sensibilisation dans son école. Concrètement, a détaillé Mme Simonet en commission de l’Education, "ces enseignants seront des référents dans leur école et seront en mesure d’organiser des groupes de travail, de sensibiliser leurs collègues à la dyslexie, de mettre en œuvre les méthodes scientifiquement prouvées en vue d’apporter des solutions aux enseignants qui sont confrontés dans leurs classes à un nombre élevé de cas" .

791 participants

D’une durée de quatre jours, cette formation se décline en deux journées en présentiel et deux journées à distance (sur Internet). Elle est dispensée par un duo de formateurs IFC et, en partie, par le Dr Vincent Goetry de Dyslexia International pendant une demi-journée.

"En 2011-2012, 791 membres du personnel ont suivi la formation "personne-relais Dyslexie" , rapporte la ministre Simonet, en réponse à une question écrite de la députée Anne Barzin (MR) . 423 enseignants étaient issus de l’enseignement fondamental ordinaire, 184 de l’enseignement secondaire ordinaire, 53 de l’enseignement fondamental spécialisé, et 25 de l’enseignement secondaire spécialisé; 79 agents provenaient des centres PMS. 27 conseillers pédagogiques ont également suivi cette formation."

En ce qui concerne l’évaluation de cette formation, "98 % des participants ont un avis positif et 75 % d’entre eux un avis très positif" , se félicite Mme Simonet. De plus, "95 % des participants affirment que les objectifs ont été travaillés et certains enseignants ont suggéré de donner une suite à cette formation. Cette suggestion est devenue réalité pour cette année scolaire 2012-2013" .

Par ailleurs, souligne-t-elle encore, "l’IFC organise de nombreuses formations spécifiques sur ces troubles : TDA-H (trouble du déficit de l’attention-hyperactivité), dysphasie, dyspraxie, autisme, élèves à hauts potentiels, ".

Le "Pass Inclusion"

Pour celles et ceux qui souhaiteraient aller plus loin, la ministre rappelle qu’il existe le "Pass Inclusion", "coconstruit par mon cabinet, la Fondation Dyslexie et un groupe d’une trentaine d’experts, acteurs de terrains et représentants institutionnels" .

Elle précise : "Le "Pass Inclusion" peut concerner tous les élèves à besoins spécifiques (1) qui visent une certification dans l’enseignement ordinaire. Il ne propose rien de plus - mais rien de moins non plus - que de définir des processus d’alerte et de démarche collégiale de travail pour aménager et soutenir en équipe les apprentissages scolaires, et le développement personnel et social de ces enfants" .

(1) Les élèves dyslexiques et autres "Dys", les élèvesavec TDA-H, les élèves à haut potentiel, les autistesde haut niveau, les élèves avec un handicap physiqueou sensoriel, et tous les élèves bénéficiantdu Décret Intégration dans l’enseignement ordinaire.