AIP: pas de bus STIB la nuit de vendredi à samedi

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Belgique

Noctis, les bus nocturnes de la société bruxelloise de transports en commun STIB, ne circuleront pas durant la nuit de vendredi à samedi. Il n'y a en effet pas assez de chauffeurs en raison de la journée d'action nationale lancée ce vendredi par la FGTB et la CGSLB contre l'AIP, a indiqué vendredi soir la STIB.

Le réseau de bus nocturnes Noctis comporte onze lignes de bus qui circulent en temps normal le week-end entre 0h15 et 03h00.

La STIB invite les voyageurs à utiliser le système de taxis collectifs Collecto.

La STIB perturbée vendredi soir

Le réseau des transports en commun bruxellois (STIB) était toujours perturbé vendredi soir en raison de la journée d'action nationale lancée par la FGTB et la CGSLB contre l'AIP.

Vers 19h30, les trams ne circulaient que sur 4 lignes sur 19 et seules 15 lignes de bus étaient en activité sur une cinquantaine. Près de la moitié des métros circulent, a-t-on appris auprès de la STIB. La situation devrait rester la même sur le réseau durant le reste de la soirée.

La journée d'action nationale de vendredi lancée par la FGTB et la CGSLB contre l'AIP commence au fil de la journée à provoquer de plus en plus d'embarras de circulation pour les métros bruxellois. Vers 15h30, un peu moins de la moitié des rames circulaient. "La tendance actuelle est que nous verrons, dans le courant de l'après-midi et de la soirée, de moins en moins de chauffeurs se présenter au service et que l'offre va donc régulièrement diminuer", a indiqué Guy Sablon, porte-parole de la société bruxelloise de transports en commun STIB.

Près de 80 pc des rames de métro de la STIB circulaient vendredi matin, mais vendredi après-midi ce pourcentage est descendu à 45 pc sur les lignes 1 et 5 et à 42 pc sur les lignes 2 et 6. "L'impact est cependant adouci vu qu'en raison de la journée de grève, moins de passagers empruntent nos lignes", explique Guy Sablon. Concernant la circulation des trams et bus de la STIB, la situation n'était déjà pas rose vendredi matin, avec seulement 53 pc des trams sur les lignes 3 et 4, 25 pc sur la ligne 55 et 55 pc sur la ligne 82. On dénombre 15 lignes de bus qui circulent, mais la fréquence des navettes varie selon les lignes.

Un blessé lors des actions à Verviers

Un travailleur a été légèrement blessé, à Verviers, lors de la manifestation nationale qui s'est tenue ce vendredi matin, a indiqué la zone de police Vesdre. Un travailleur de la société Adans a forcé un piquet de grève à Lambermont et aurait touché un des manifestants avant de continuer sa route. Un petit groupe de personnes aurait alors quitté le piquet et poursuivi le conducteur qui s'est rendu dans son entreprise.

Là, il a été pris à parti, tout comme son collègue par des manifestants. Selon les premières constatations, des coups de matraque télescopique auraient été portés aux deux travailleurs. L'un d'eux a d'ailleurs été transféré à l'hôpital où il s'est vu poser des points de suture à la tête. Le conducteur a été entendu par la police et une enquête est en cours.

Situation toujours critique sur le réseau De Lijn

Le réseau de transport public flamand était toujours perturbé, vendredi en fin d'après-midi, en Flandre occidentale et orientale, à Anvers et dans le Brabant flamand. Seul le Limbourg a été épargné par des actions syndicales. A Anvers, la moitié des chauffeurs roulent. Les lignes de ville sont particulièrement touchées: à peine un chauffeur sur trois a pris le volant. A Gand, quelques bus et trams circulaient vendredi après-midi et un bus sur trois roulait sur les routes régionales. Aucun bus ne roulait à Alost et à St-Nicolas.

En Flandre occidentale, ce sont surtout les villes et le tram de la Côte qui ont été touchés par les actions des syndicats. Dans le Brabant flamand, seul un bus sur trois circulait dans les régions de Dilbeek, Pajottenland et Overijse. La situation était un peu meilleure à Louvain, dans le Hageland et dans le nord de la province.

pas de trafic exceptionnel vendredi en fin d'après-midi

Malgré les actions syndicales et les départs en vacances de ce vendredi, l'heure de pointe n'était pas exceptionnellement surchargée en fin d'après-midi. Il pourrait y avoir toutefois un peu plus de trafic sur le ring de Bruxelles et autour de certaines villes en raison de départs, a précisé Hajo Beeckman du Vlaamse Verkeerscentrum.

Un avis avait été lancé au public jeudi soir pour prévenir les gens de risques d'embouteillages en raison de l'action syndicale contre l'AIP mais beaucoup de gens ont adapté leurs déplacements, selon M. Beekcman. "Il y avait aussi moins de navetteurs sur les routes vendredi. Ils ont véritablement pris congé". Les problèmes de trafic réguliers sont attendus à Gand et Anvers.

Actions AIP: La FGTB wallonne se "félicite du succès de la grève" mais "reste mobilisée"

La FGTB wallonne se réjouit de la "très large mobilisation des travailleurs contre le projet d'accord interprofessionnel" vendredi mais reste mobilisée "contre toute politique de régression sociale ou d'austérité". L'appel à la grève générale lancé le 24 février par la FGTB a été "largement suivi en Wallonie", théâtre de barrages routiers, piquets de grève et entreprises à l'arrêt, grâce à des militants "plus déterminés que jamais", se réjouit le syndicat dans un communiqué.

La FGTB avertit qu'elle ne sent pas liée par le projet d'AIP qu'elle a rejeté. Elle ne tiendra pas compte de la marge salariale de 0,3 pc en 2012 et se "garde le droit de négocier au-delà".

"Les délégués et militants de la FGTB wallonne resteront également mobilisés contre toute politique de régression sociale ou d'austérité, que celle-ci soit imposée par le gouvernement ou l'Europe", conclut le syndicat socialiste.

On le sait: la FGTB mène ce vendredi, avec le soutien de la CGSLB, une journée d'action pour protester, notamment, contre le projet d'accord interprofessionnel qui sera prochainement au Parlement. Nombreuses entreprises, et singulièrement des grandes surfaces, seront fermées. Et de fortes perturbations sont à craindre sur les réseaux des TEC, de la STIB et De Lijn.

la construction peu touchée par les grèves

Les actions de grève de la FGTB et de la CGSLB, contre l'AIP, ont peu touché le secteur de la construction, a annoncé la Confédération Construction dans un communiqué. "Quasiment tous les chantiers sont en activité. Les seuls problèmes constatés le sont dans les provinces du Hainaut et de Flandre occidentale", explique la confédération. En province de Flandre occidentale, ce sont surtout des équipes d'ouvriers qui n'ont pas pu atteindre un chantier à cause des barrages routiers.

Distribution du courrier principalement perturbée dans la région liégeoise

Les actions organisées ce vendredi afin de protester contre l'accord interprofessionnel ont principalement perturbé la distribution du courrier dans la région liégeoise. Au total, 9 bureaux sont restés fermés à Liège et à Bruxelles, a indiqué le porte-parole de bpost en faisant état d'un "impact limité" du mouvement. "A Liège, le nombre de facteurs qui sont en grève varie de bureau à bureau. Mais dans certains, comme à Soumagne, l'ensemble des travailleurs ont débrayé", a-t-il ajouté. Un arrêt de travail a également touché le centre de tri de Liège dans la nuit de jeudi à vendredi.

En Flandre, enfin, une action a touché le bureau de Kuurne mais elle ne s'inscrit pas dans le cadre de l'opposition à l'accord interprofessionnel. Un changement dans l'organisation du travail serait à l'origine de la grogne des travailleurs.

A Liège, actions aux Guillemins, Forem et Finances

Un rassemblement de près d'un millier de militants de la FGTB, de la CGSP et du SETCa, toutes centrales confondues, a envahi les voies de la gare des Guillemins à Liège vers 11h00 ce vendredi. Les manifestants ont ainsi perturbé le trafic ferroviaire pendant près d'une heure trente, causant quelques retards. Ils ont ensuite quitté calmement les lieux et le trafic a pu reprendre. En plus petites délégations, les manifestants se sont ensuite rendus au bâtiment du SPF Finances, tout proche, et au siège liégeois du Forem au Val Benoît, pour, dans les deux cas, en évacuer les travailleurs. Hormis quelques poubelles renversées, le mouvement s'est déroulé dans un ordre relatif. Vers 13h30, une délégation est arrivée au Kinepolis de Rocourt où elle entendait, là aussi, interrompre l'activité.

Visiblement, quelques échauffourées ont par ailleurs eu lieu vendredi matin aux Hauts-Sarts, où les piquets installés pour empêcher les entrées au zoning ont créé de longues files et suscité l'énervement de certains. Il n'y a cependant pas d'incident grave à déplorer. Une déléguée du SETCa a été bousculée par une automobiliste voulant forcer le piquet devant la société Integral à Liège. La déléguée n'a pas été blessée mais le syndicat envisageait de porter plainte.

La mobilisation est montée d'un cran dans la région de Charleroi

La mobilisation contre l'Accord interprofessionnel (AIP) est montée d'un cran dans la région de Charleroi, a affirmé vendredi une responsable du SETCa Charleroi après avoir pris la mesure des actions en cours sur le terrain depuis le matin. A Charleroi, plusieurs journées d'actions ont déjà été organisées au cours de dernières semaines. Celle de vendredi a touché l'ensemble des secteurs, ont affirmé les responsables syndicaux.

De nombreuses entreprises ont cessé la production, faute de personnel disponible ou à la suite de la présence de piquets devant l'entrée. Les entreprises concernées sont pour la plupart actives dans le secteur de la sidérurgie, des fabrications métalliques, de l'imprimerie. Parfois, celles-ci connaissent elles-mêmes actuellement des tensions sociales.

Certaines grandes surfaces ont également dû fermer leurs portes. Devant celles qui étaient restées ouvertes, les syndicats ont veillé à placer des piquets de grève. Une partie du personnel a parfois cherché à contourner les piquets et à rentrer par des accès détournés. Les banques ont également été touchées par les actions syndicales. Dans le secteur non-marchand, de nombreux affiliés ont rejoint les rangs des grévistes. Leur participation au mouvement n'a toutefois pas empêché les hôpitaux de fonctionner.

Zonings bloqués mais "peu de situations conflictuelles" en Brabant wallon

De nombreuses entreprises implantées en Brabant wallon étaient à l'arrêt ou tournaient au ralenti vendredi matin, à la suite des actions syndicales contre l'accord interprofessionnel. Des barrages filtrants sont en place depuis 6 h du matin dans pratiquement tous les zonings de la Jeune province. Mais selon la FGTB, ce blocage mène à peu de situations conflictuelles parce que beaucoup de travailleurs sont restés chez eux. La FGTB confirme la présence de barrages pour bloquer complètement les accès au zoning de Nivelles Sud. Des barrages filtrants sont en place dans les accès principaux du zoning de Wavre et de Braine-l'Alleud. Les syndicalistes filtrent également les passages au rond-point de Corroy, sur la Nationale 25, qui dessert les zonings de Mont-Saint-Guibert et Louvain-la-Neuve. C'est le cas encore dans le zoning artisanal et le zoning industriel de Braine-l'Alleud.

Toutes ces actions provoquent de longues files mais d'après Yves Beatse, de la FGTB Brabant wallon, sauf cas particuliers, il y a "peu de situations conflictuelles" devant les barrages et les piquets d'entreprise (Duferco, Delhaize de Nivelles, ..). "Ce qui est intéressant, c'est que le message est passé et que beaucoup de travailleurs ne se sont pas déplacés pour se rendre dans les entreprises", indique le président de la FGTB Brabant wallon.

1.000 manifestants à Arlon

Mille manifestants, selon les organisateurs, ont répondu à l'appel lancé par la FGTB, ce vendredi, dès 10h45, à Arlon, pour dénoncer l'accord interprofessionnel (AIP). Outre la présence de militants de la FGTB, on pouvait noter celle, vendredi matin, à Arlon, de sympathisants issus du syndicat libre de la fonction publique (SLFP) et du syndicat grand ducal OGBL. Démarrant de la Place des Manoeuvres, du chef-lieu luxembourgeois, le cortège s'est rassemblé Place Léopold, vers 11h00, pour laisser la parole, successivement, à Joël Thiry, secrétaire régional FGTB, Daniel Van Daele, secrétaire fédéral FGTB, et Serge Carême, président de l'interprofessionnelle luxembourgeoise.

Ils ont tour à tour mis l'accent, notamment, sur l'effet négatif qu'engendrerait cet AIP sur l'ensemble des travailleurs et sur l'avenir professionnel de la jeunesse belge. Ils ont finalement lancé un appel à continuer cette lutte en se rendant à Bruxelles pour la manifestation qui s'y tiendra le 24 mars prochain.

L'accès à la centrale nucléaire de Tihange est bloqué

L'accès à la centrale nucléaire de Tihange est bloqué par un piquet de grève depuis 5h00 ce vendredi matin. Cette action, menée à l'initiative de la FGTB, vise à dénoncer le projet d'accord interprofessionnel et le projet de médiation initié par le gouvernement fédéral. Le piquet de grève, qui restera sur le site durant toute la journée, laisse néanmoins entrer les pilotes des trois générateurs et les services chargés d'assurer la sécurité du site de la centrale.

La base Intermarché bloquée à Villers-le-Bouillet

La base Intermarché de Villers-le-Bouillet est bloquée ce vendredi matin par une délégation syndicale et des travailleurs. Ces derniers empêchent les camions d'entrer et de sortir de cette base qui est la plaque tournante des denrées alimentaires des magasins de la chaîne en Wallonie. Peu avant 10h00, les esprits ont commencé à s'échauffer. La police de la zone Meuse Hesbaye est intervenue afin de limiter les risques de débordements.

La région du Centre paralysée

La mobilisation des travailleurs est totale dans la Région du Centre vendredi: l'ensemble des zonings est paralysé et les entreprises sont en grève. Il en est de même pour les centres commerciaux, les transports en commun et l'enseignement et le secteur non-marchand. Les maisons de repos et les hôpitaux assurent cependant un service restreint. Selon le SETCa-Centre, la réussite de cette action est la conséquence de plusieurs facteurs dont la bonne communication qui a permis d'éviter tout déplacement inutile de la population, le suivi de la part des services publics, entre autres l'Onem, le Forem, les écoles publiques, le Ministère des Finances, les transports en commun. Enfin, la prise de conscience réelle chez les gens des enjeux du projet d'AIP et de ses conséquences, a précisé le SETCa.

Selon le syndicat, ces actions s'inscrivent dans une logique néolibérale agressive et de régression sociale: le rabotage du statut employé, le blocage des salaires, la baisse du pouvoir d'achat avec de nouvelles mesures à charge des travailleurs et de la collectivité, etc., non seulement en Belgique à travers l'AIP mais aussi en Europe avec, notamment, la remise en cause du système d'indexation là où il existe déjà ou encore l'attaque de l'âge du départ à la retraite.

L'usine Audi Brussels entièrement fermée

Une septantaine de membres des syndicats socialiste et libéral et quelques-uns du syndicat chrétien forment vendredi, depuis 4 heures du matin, un piquet de grève devant l'usine Audi Brussels, que la direction avait auparavant décidé de fermer. "L'action se déroule très bien", s'est réjoui Hedwin De Clercq, délégué principal de la FGTB/ABVV. "Pas moins de 2.400 personnes n'ont pas pu entrer dans l'usine", permission que seuls des membres du service de sécurité ont reçue. Les portes seront bloquées jusque vendredi soir. La direction avait auparavant fait part de sa décision de fermer l'usine. "Par expérience, nous savons que les syndicats ne laissent pas entrer le personnel. De plus, la police avait fermé la rue pour des raisons de sécurité. Nous avons donc prévenu à temps les membres du personnel, et ceux qui ont pris congé seront payés", a expliqué la porte-parole d'Audi Brussels.

D'après elle, l'action n'est pas dirigée contre l'usine Audi. "Nous sommes simplement les victimes des actions de solidarité dans le cadre de la journée de grève nationale. Nous avons encore annoncé jeudi un bonus pour le personnel. La collaboration entre la direction et les syndicats est pacifique", a-t-elle ajouté.

De nombreuses entreprises à l'arrêt en province de Namur

Des piquets de grève ont été dressés ce vendredi devant de nombreuses grosses entreprises de la province de Namur. Les transports en commun sont par ailleurs fortement perturbés. Les actions de protestation contre l'AIP menées par la FGTB engendrent de grosses perturbations sur la province de Namur. Des dizaines d'entreprises sont à l'arrêt depuis ce vendredi à 5h00, en raison de piquets de grève de la FGTB.

Les manifestants bloquent l'entrée de nombreuses grosses entreprises de la province de Namur. Les entreprises Materne, Kraft, MTS, Carwall, Remacle Malonne, Carmeuse, Lhoist, Electrabel, Saint-Gobain, sont notamment concernées. Le secteur bancaire est également touché puisque des piquets de grève se trouvent devant les sièges d'ING et de Fortis à Namur. En fin de matinée, ces différents piquets de grève seront levés et les militants se réuniront à deux endroits: devant l'entreprise Materne à Malonne et devant le siège d'Electrabel à Namur.

Par ailleurs, le réseau TEC est fortement perturbé en province de Namur. Pour le secteur de Namur, 10% du service est assuré. Pour le secteur d'Ohey, aucun bus ne roule. Pour le secteur de Florennes, environ 30% du service est assuré. Ces actions sont menées dans le cadre de la manifestation nationale de protestation contre l'AIP.

Le mot d'ordre de grève bien suivi en Flandre

Le mot d'ordre de grève lancé dans le cadre de la journée d'action nationale par les syndicats socialiste et libéral a été bien suivi vendredi en Flandre. La production de plusieurs grandes entreprises a été fortement réduite voir complètement arrêtée, et des manifestations ont notamment réuni 1.000 personnes à Gand et 2.000 à Louvain, ont indiqué les syndicats. Au port d'Anvers, des entreprises du secteur (pétro)chimique telles que Solvay, Total, Agfa-Gevaert, BASF ou Monsanto ont été touchées par la grève la matinée, de même que le secteur métallurgique. Des manifestants ont également bloqué l'accès au Meir, la principale artère commerçante anversoise.

A la centrale nucléaire de Doel, les militants de la FGTB ont distribué des oeufs de Pâques valant 0,30 euro, "l'augmentation salariale quotidienne à laquelle le personnel peut s'attendre sur base de l'AIP", a expliqué un syndicaliste.

D'autres militants ont visité plusieurs chantiers afin d'informer le peu de travailleurs présents des modalités de l'AIP. En Flandre orientale, la grève a été bien suivie dans les secteurs du métal et du textile. La production d'ArcelorMittal et Volvo Trucks était à l'arrêt, celle de Volvo Cars réduite. Une manifestation rassemblant principalement des métallurgistes a réuni 1.000 personnes à Gand, selon la police. Des actions ont également eu lieu dans le secteur chimique.

En Flandre occidentale et dans le Limbourg également, plusieurs entreprises ont été touchées par la grève. Des militants présents devant le bâtiment de SPE Luminus à Hasselt ont procédé à une distribution de frites et boissons gratuites, rythmée par des concerts. A Louvain, la manifestation contre l'AIP a réuni 2.000 personnes.

Réseau routier: circulation relativement fluide en Wallonie et à Bruxelles

La circulation sur le réseau routier en Wallonie et à l'entrée de Bruxelles n'était pas fortement perturbée vendredi matin par la journée d'action nationale lancée par les syndicats socialiste et libéral, à l'exception de quelques points noirs. Un barrage filtrant a été instauré à hauteur de Delta, à l'entrée de Bruxelles en venant du carrefour Léonard.

Les quelque 200 manifestants laissent passer les automobilistes en alternance, bloquant environ le passage au feu vert trois fois sur quatre, selon une source syndicaliste.

La circulation en provenance du Hainaut vers le sud de Bruxelles et le centre de la capitale était également perturbée par un autre barrage installé à Anderlecht, a indiqué le Vlaamse Verkeerscentrum.

En Wallonie, la circulation n'était dans l'ensemble pas pire qu'un autre jour aux heures de pointe. Des barrages filtrants sont toutefois installés sur la N4 à Wavre, à Corroy au rond point entre la N4 et la N25, sur N25 à Louvain-La-Neuve, et à Nivelles-Sud, empêchant principalement l'accès aux zonings industriels, ont indiqué le centre Perex et la police fédérale.

En Flandre, c'est surtout la province d'Anvers, et principalement son port, qui est touchée par les barrages.

"A certains endroits la circulation est même moins dense qu'habituellement", a précisé un responsable du site www.inforoutes.be de la police. "Beaucoup de gens sont sans doute déjà en congé", a-t-il ajouté.

De Lijn: le réseau perturbé partout en Flandre, sauf dans le Limbourg

A l'instar de la situation des TEC en Wallonie et de la STIB à Bruxelles, le réseau De Lijn était fortement perturbé vendredi matin par la journée d'action nationale lancée par les syndicats socialiste et libéral.

Toute la Flandre est touchée, à l'exception du Limbourg où les bus roulent normalement. En fonction des provinces, de 33 pc à 50 pc des bus et trams circulent. Les réseaux citadins sont particulièrement touchés, notamment à Anvers, Bruges, Ostende, Courtrai, Gand et Alost.

Seul le Limbourg échappe aux perturbations, puisque les horaires habituels sont respectés.

TEC: l'ensemble du réseau fortement perturbé

L'ensemble du réseau TEC était fortement perturbé vendredi à 7h30 par la journée d'action nationale lancée par les syndicats socialiste et libéral. Les TEC Liège, Mons et Namur-Luxembourg sont pratiquement à l'arrêt. A Charleroi, la moitié des métros roulent mais aucun bus n'est sorti des dépôts.

A La Louvière, 60 pc du service est assuré, et plusieurs lignes circulent également dans le Brabant wallon. "Globalement le réseau TEC est extrêmement perturbé, quasiment aucun bus ne roule", a confirmé le porte-parole des TEC. Aucun bus n'est sorti à Charleroi (où 50 pc des métros sont en service), Mons et Liège (excepté le bus 26 à Verviers) et le réseau Namur-Luxembourg est fortement perturbé. Les exploitants privés roulent par contre à La Louvière, assurant 60 pc du service normal.

Dans le Brabant wallon, plusieurs lignes sont exploitées (infos sur www.infotec.be), mais des barrages au zoning nord de Wavre et à Nivelles-sud perturbent leur bon fonctionnement.

"La situation ne devrait pas évoluer d'ici la fin de la journée", a précisé le porte-parole des TEC.

Mouvement de grève bien suivi dans le Hainaut occidental

Le mouvement de grève lancé vendredi par la FGTB et la CGSLB est largement suivi vendredi à Tournai, Ath, Lessines et Mouscron. Aucun incident n'a été déploré. "La grève générale lancée par la FGTB est bien suivie dans le Hainaut occidental", déclarait à 9h30 Jean Peeters, secrétaire régional du SETCa pour la Wallonie picarde.

Dans le zoning commercial de Froyennes (Tournai), tous les commerces intégrés sont fermés. Les supermarchés n'ont pas ouvert. Le complexe commercial des Bastions à Tournai est en partie fermé.

L'entreprise TEI (technique électrique industrielle) a été bloquée par un piquet de grève. Vu la restructuration annoncée, aucun piquet de grève n'a été placé aux Trois Suisses à Orcq (Tournai) où seule la moitié du personnel est présent.

On enregistre également d'importantes perturbations dans les hôpitaux tournaisiens. Enfin, tout le bassin carrier de Tournai et d'Antoing est en arrêt de travail.

La circulation sera fortement perturbée vendredi après-midi au centre-ville de Tournai où la FGTB a prévu une manifestation dès 15h30. A Mouscron, de nombreux grands magasins sont fermés. Les sites de La Redoute d'Estaimpuis et de Dottignies (Mouscron) sont à l'arrêt. A Ath, les grandes enseignes sont fermées. L'entreprise chimique La Floridienne est également à l'arrêt. Le zoning industriel de Ghislenghien (Ath) est en partie fermé.

A Lessines, les supermarchés Aldi, Lidl et Delhaize ne travaillent pas. Un barrage filtrant a été placé à proximité de la société Baxter. Dans les régions de Tournai, Ath et Mouscron, seuls les bus privés circulent. Aucune perturbation n'est enregistrée à la gare de Tournai, ni à Mouscron.

Mouvement de grève bien suivi en Communauté germanophone

Le mouvement de grève générale de 24 heures lancé par les syndicats socialiste et libéral pour protester contre l'accord interprofessionnel semble être bien suivi en Communauté germanophone. De nombreuses entreprises du zoning industriel eupennois sont à l'arrêt.

"Dans la région d'Eupen, les grandes entreprises comme la Câblerie, Noël-Marquet, Hydro Aluminium, la chocolaterie Jacques ou encore le Delhaize sont fermées. Des piquets volants seront installés aux entrées des supermarchés Lidl et Aldi ainsi que devant le centre commercial durant la matinée" a indiqué Renaud Rahier, secrétaire permanent FGTB en Communauté germanophone.

Dans les transports communs, ce mouvement de grève est également bien suivi puisque, selon la porte-parole des TEC, aucun bus n'entre ou ne sort du dépôt d'Eupen.

La distribution du courrier assurée normalement

La distribution du courrier était normalement assurée par bpost vendredi matin malgré la journée d'action nationale lancée par les syndicats socialiste et libéral. Seuls le centre de tri de Liège et un bureau de Kuurne ont été légèrement affectés.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une dizaine de travailleurs du centre de tri de Liège ont mené une action, de sorte qu'une partie du courrier n'a pu être envoyée aux bureaux des provinces de Liège et du Luxembourg, a expliqué le porte-parole de bpost.

Les protestations menées à Kuurne n'ont eu qu'un impact très limité.

Mouvement de grève bien suivi dans le Tournaisis et à Lessines

La grève générale de 24h lancée par la FGTB semble bien suivie dans la région de Tournai et de Lessines. Dans le Tournaisis, le bassin carrier est bloqué. Des piquets ont été installés à l'entrée de la cimenterie CCB de Gaurain (Tournai), face à la clinckererie CBR d'Antoing et à proximité des carrières de pierre de Cimescaut à Antoing. Des sociétés annexes, notamment des centrales à béton, sont aussi en arrêt de travail. "A Lessines, un barrage filtrant a été installé à proximité de la société Baxter. Il y a très peu de voitures sur le parking par rapport aux autres jours. Des piquets ont également été placés aux entrées des supermarchés Delhaize, Lidl et Aldi de Lessines. Vu le peu de personnel présent, ces trois magasins ne sauront pas ouvrir ce matin. Les carrières de porphyre de Lessines sont aussi à l'arrêt", explique Jean Peeters, secrétaire régional du SETCA du Hainaut occidental.

Au dépôt des TEC de Tournai, qui gère les régions de Mouscron, d'Ath et du Tournaisis, aucun bus n'entre, ni ne sort. Les transports sont cependant assurés à 60% par les bus des sociétés privées. Au départ de la gare de Tournai, tous les trains circulent normalement sur les lignes Tournai-Bruxelles, Tournai-Mons, Tournai-Mouscron et Tournai-Lille (F).

Barrages filtrants

Il y a des barrages filtrants Rue de la Loi (à hauteur du Crowne Plaza),à Delta si vous arrivez par la E411, à Reyers en arrivant par la E40, mais aussi rue de la Loi, boulevard industriel à Anderlecht, au début de l'avenue Charles Quint à Berchem-Sainte-Agathe et sur les N4 à Wavre et N25 à Corroy et Louvain-la-Neuve. Barrage aussi à Nivelles et Wauthier-Braine. Il y aurait aussi des barrages dans plusieurs zonings, notamment à Seneffe et Ghislenghien. L'objectif serait de laisser passer les voitures à faible allure pour pouvoir remettre à leur conducteur un tract expliquant les raisons de la grève.

Plusieurs barrages déjà en place en Brabant wallon

Une partie du Brabant wallon ressent déjà, depuis 06h00, l'effet des actions syndicales menées pour protester contre le contenu de l'accord interprofessionnel. Tous les accès au zoning de Nivelles Sud, à la sortie de la Nationale 25 et sur le contournement de Nivelles, sont bloqués. De l'autre côté de la N25, à Louvain-la-Neuve, des actions se mettent en place au rond-point de Corroy. Le carrefour de l'Etoile, à Wavre, est également bloqué. A Braine-l'Alleud, des barrages filtrants ont été instaurés au rond-point principal qui donne accès aux entreprises du zoning industriel.

Du côté des entreprises, le président de la FGTB Brabant wallon, Yves Beatse, confirme que Duferco Clabecq (Ittre) et Wendt Boart (Nivelles) sont à l'arrêt en ce début de matinée, et le Delhaize de Nivelles ne devrait pas ouvrir ce vendredi.

SNCB: le trafic pas perturbé par la journée d'action nationale

La circulation des trains n'était pas perturbée vendredi à 7h00 par la journée d'action nationale lancée par les syndicats socialiste et libéral. Aucun mot d'ordre de grève n'avait d'ailleurs été lancé par la CGSP Cheminots. "Les trains roulent normalement", a confirmé la porte-parole de la SNCB. "Il y a bien sûr les petites perturbations habituelles, mais elles ne sont pas liées à la journée de grève. Le service normal devrait donc être assuré toute la journée."

Tôt ce matin, près de 4 métros sur 5 roulaient, ainsi que les grandes lignes de tram et bus

Près de 80 pc des métros de la STIB étaient en service vendredi à 6h30, alors que le réseau des trams et des bus était davantage touché par la journée d'action nationale lancée par les syndicats socialiste et libéral. L'objectif de la STIB est d'assurer un maximum de passages sur les lignes les plus fréquentées, a expliqué son porte-parole. "On fait le maximum pour le métro et les grandes lignes de tram et bus", a précisé Guy Sablon. "Il vaut mieux assurer des fréquences relativement régulières sur ces lignes que proposer un véhicule de temps en temps sur les autres trajets", a-t-il ajouté.

Au niveau des trams, seules quatre lignes sont ainsi desservies, à des fréquences variables: le 3 (25 pc), le 4 (33 pc), le 55 (40 pc) et le 82 (60 pc).

Treize lignes de bus sont également assurées: les 63, 65, 66 et 84 et 95 roulent normalement, le 71 à 40 pc, les 13, 14, 46, 49, 12, 38, 29 et 48 à des fréquences allant de 33 pc à 75 pc. "Normalement la situation ne devrait pas changer d'ici l'après-midi et le changement de service", a assuré le porte-parole de la STIB.

Le réseau de trains SNCB ne semble jusqu'à présent pas touché par les grèves.

Aéroports: pas d'impact à Zaventem et Charleroi, seul Liège touché

Les aéroports de Zaventem et Charleroi ne sont pas touchés vendredi pas la journée d'action nationale lancée par les syndicats socialiste et libéral, au contraire de celui de Liège où plus de 70 vols ont été annulés ou déplacés, comme annoncé jeudi. A Zaventem comme à Charleroi, tous les vols partent à temps à la veille des vacances de Carnaval. A Bruxelles, la seule conséquence visible de la grève est une moindre disponibilité des chariots à bagages, certains membres du personnel chargés de les déplacer ayant arrêté le travail. A Charleroi, le secteur horeca est légèrement touché par la grève chez certains des fournisseurs. "Comme prévu, les syndicats étaient présents pour informer les passagers de leurs revendications", a expliqué le porte-parole de l'aéroport de Charleroi. "Mais ils n'ont pas empêché les gens de partir en vacances. Les bus navettes roulent également normalement".

Comme annoncé jeudi, la situation est différente à Liège, où plus de 70 vols ont été annulés ou déplacés à cause de la grève. "Quand c'était possible, nous avons avancé, postposé ou déplacé les vols vers d'autres aéroports", a précisé le porte-parole de Liege Airport, qui déplore l'attitude des syndicats. "Personne ne conteste le droit de grève, le problème se situe plutôt au niveau de la méthode. Nous ne comprenons pas comment un mot d'ordre peut être lancé à géométrie variable", a-t-il ajouté. "On supporte moins mal une grève quand elle est répartie sur tout le territoire", a conclu le porte-parole en soulignant l'aspect "catastrophique" du "signal" envoyé à l'étranger par les grévistes.

Situation calme sur Mouscron mais embarras de circulation sur la RN58

Une trentaine de manifestants ont bloqué partiellement la RN 58 qui relie l'autoute A17 au centre de Mouscron vendredi matin en installant des barrages filtrants sur la chaussée, indique la police de Mouscron. "A hauteur du rond point du Marché international Mouscronnois, les manifestants ont bloqué certaines rues mais, après une négociation calme, ces rues ont été débloquées", indique le commissaire Dominique Debrauwer, chef des opérations.

Le trafic sur la jonction entre les avenues de la Métropole et Urbino, dans le zoning de la Martinoire, a également été perturbé mais la police a demandé de laisser un accès pour les véhicules vers l'entreprise Sioen.

Dans le zoning industriel, une vingtaine de manifestants ont installé un piquet de grève devant l'entreprise Roger et Roger mais le personnel qui désirait travailler a pu entrer. Quelques entreprises sont à l'arrêt. Des piquets de grève ont également été installés devant deux magasins Aldi ainsi que devant le site logistique de La Redoute à Dottignies. A Estaimpuis, des piquets de grève ont été installés devant La Redoute et devant chez McBride.

Des policiers mouscronnois iront prêté main forte à leurs collègues de Tournai cet après-midi où un grand cortège de manifestants est attendu.

La CGSLB mène une action de sensibilisation au marché de Waremme

Le syndicat libéral CGSLB est descendu ce vendredi matin sur le marché de Waremme. Depuis 9h00, une délégation sensibilise les passants par une distribution de tracts. La délégation a rappelé ses revendications pour améliorer le pouvoir d'achat des travailleurs. En fin de matinée, les membres de la CGSLB poursuivront leurs actions dans les magasins de la ville de Waremme.

Enfin, certain magasins n'ouvriront pas leurs portes.

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