Belgique

Spin doctor. Alain Raviart, qui fut, durant 8 années, l’un des plus proches conseillers de Joëlle Milquet, a choisi de lâcher prise et de quitter le CDH. Interrogé sur sa sortie de piste, Alain Raviart s’est refusé à tout commentaire, renvoyant "La Libre" vers la présidente Joëlle Milquet.

L’ex-journaliste de RTL-TVi, recruté par la présidente du parti afin d’accompagner la mue du CDH et la renaissance post-PSC, quitte la rue des Deux Eglises alors que le parti est revenu au gouvernement fédéral dans la foulée du scrutin législatif de juin2007. Le "divorce" entre Alain Raviart et la présidente de parti intervient de "commun accord" , assure-t-on, à plusieurs sources. Reste que, excédé par certaines orientations prises par le CDH - notamment le cumul des mandats de présidente de parti et de vice-Première ministre par Milquet -, Alain Raviart a choisi de ne plus cautionner certaines des "évolutions" du parti orange.

Alain Raviart, l’influent directeur de la communication du CDH, comptait parmi le cercle le plus proche de la présidente de parti. Un coup dur, donc, pour la stratégie de communication de Milquet. Aux Deux Eglises, la commotion est de taille puisque c’est Alain Raviart qui fit entrer le parti dans l’ère de la communication "moderne". Proche de la nouvelle "génération" des cadres CDH - comme Benoît Lutgen ou Melchior Wathelet Jr -, Alain Raviart était l’une des (très) rares personnalités à pouvoir infléchir certaines décisions prises par Joëlle Milquet.

Sur le pont humaniste, notamment durant l’éreintante saga - et le naufrage - de l’orange bleue à l’été 2007, Alain Raviart, un Brabançon wallon, se plaisait à raconter qu’il travaillait pour le CDH sans en avoir la carte : "Je reste entièrement libre et j’ai toujours disposé de toute ma liberté critique."

Alain Raviart a choisi de partir, et le CDH n’a rien fait pour le retenir. A 38 ans, l’ex-porte-parole de Joëlle Milquet ne sait pas (encore) de quoi sera fait son avenir.