Belgique Martin Buxant

Apprendre à chanter La Marseillaise en néerlandais - M. Leterme, si vous nous lisez - ce sera bientôt possible. Dans une tentative de conserver un pied en Flandre, le Lycée français d’Anvers va en effet proposer à partir de la prochaine rentrée scolaire un enseignement bilingue en néerlandais/français ainsi qu’en anglais/français. Cette nouvelle offre voit le jour alors que le nombre de ressortissants français à Anvers et dans le Limbourg diminue progressivement chaque année : ils ne sont aujourd’huiplus que quelque 3000 Français inscrits auprès du Consulat général de France à vivre dans la région d’Anvers.

Le Consulat général d’Anvers fermera d’ailleurs ses portes en septembre prochain - en même temps que le consulat français de Liège. Les deux entités devraient être remplacées par des consulats honoraires. "Toutes nos activités consulaires classiques seront désormais regroupées à Bruxelles, indique le Consul général à Anvers Michel Aubry. Il est exact que le nombre de Français dans la région diminue même si on ne peut pas non plus parler de chute vertigineuse". "Il est néanmoins important, poursuit le Consul de la République, d’essayer de conserver un établissement scolaire dans cette place forte économique, culturelle et politique qu’est Anvers, notamment avec la présence d’un grand port".

Le lycée français d’Anvers, seul établissement scolaire français en Belgique à côté du Lycée français de Bruxelles, fait face, année après année, à une érosion du nombre d’élèves inscrits en son sein. C’est que, c’est un euphémisme, la langue française n’a plus vraiment la cote en Flandre où l’on préfère désormais privilégier l’Anglais. Il existe 400 lycées français établis dans 130 pays dans le monde : "il est vital pour nous de nous ouvrir et de pouvoir intégrer des Flamands à notre établissement, souligne le directeur du lycée. Il y a véritablement une stratégie de s’intégrer dans la région d’accueil et ce que nous essayons de mettre en pratique en ouvrant l’apprentissage à la langue locale". Ainsi les programmes scolaires français - Histoire, géographie, mathématiques, - seront-ils désormais déclinés en néerlandais et en anglais. La supervision de l’enseignement échoit à l’Inspection nationale française dans ces lycées qui sont en partie financés par la République (Affaires étrangères, Education nationale).

Ces lycées ne sont toutefois pas accessibles à tous puisqu’un minerval est demandé pour chaque élève. Aujourd’hui, sur les 130 étudiants de l’établissement, 39 % sont des Français, 6 % des Franco-Belges, 18 % des Belges et 37 % sont des ressortissants d’autres nationalités. L’objectif des autorités françaises est de parvenir à rassembler environ 250 étudiants au sein du Lycée d’Anvers. "Nous voulons absolument nous ouvrir aux Flamands", insiste le directeur du lycée. Quant au Consul Michel Aubry : "Nous n’avons pas pour ambition de résoudre le problème des langues étrangères ni de nous occuper de politique, nous notons simplement que la Flandre, et Anvers en particulier, est tournée vers l’international, il semble cohérent d’essayer de maintenir un lycée français ici à Anvers".

Reste que le climat politique aiguë qui sévit en Belgique depuis des mois - des années - exacerbe les tensions entre les Communautés. Ainsi le combat pour la défense de la langue français e en Flandre est parfois particulièrement difficile et lourd à porter. "Ne nous voilons pas la face, explique, sous couvert d’anonymat, une source diplomatique française, les Flamands n’ont pas envie d’apprendre le français, et cela s’accentue d’année en année. On nous accuse parfois d’élitisme mais nouos faisons des réels efforts d’ouverture. Plus il y aura d’élèves, moins les frais de scolarité seront élevés".

Martin Buxant

Apprendre à chanter La Marseillaise en néerlandais - M. Leterme, si vous nous lisez - ce sera bientôt possible. Dans une tentative de conserver un pied en Flandre, le Lycée français d’Anvers va en effet proposer à partir de la prochaine rentrée scolaire un enseignement bilingue en néerlandais/français ainsi qu’en anglais/français. Cette nouvelle offre voit le jour alors que le nombre de ressortissants français à Anvers et dans le Limbourg diminue progressivement chaque année : ils ne sont aujourd’huiplus que quelque 3000 Français inscrits auprès du Consulat général de France à vivre dans la région d’Anvers.

Le Consulat général d’Anvers fermera d’ailleurs ses portes en septembre prochain - en même temps que le consulat français de Liège. Les deux entités devraient être remplacées par des consulats honoraires. "Toutes nos activités consulaires classiques seront désormais regroupées à Bruxelles, indique le Consul général à Anvers Michel Aubry. Il est exact que le nombre de Français dans la région diminue même si on ne peut pas non plus parler de chute vertigineuse". "Il est néanmoins important, poursuit le Consul de la République, d’essayer de conserver un établissement scolaire dans cette place forte économique, culturelle et politique qu’est Anvers, notamment avec la présence d’un grand port".

Le lycée français d’Anvers, seul établissement scolaire français en Belgique à côté du Lycée français de Bruxelles, fait face, année après année, à une érosion du nombre d’élèves inscrits en son sein. C’est que, c’est un euphémisme, la langue française n’a plus vraiment la cote en Flandre où l’on préfère désormais privilégier l’Anglais. Il existe 400 lycées français établis dans 130 pays dans le monde : "il est vital pour nous de nous ouvrir et de pouvoir intégrer des Flamands à notre établissement, souligne le directeur du lycée. Il y a véritablement une stratégie de s’intégrer dans la région d’accueil et ce que nous essayons de mettre en pratique en ouvrant l’apprentissage à la langue locale". Ainsi les programmes scolaires français - Histoire, géographie, mathématiques, - seront-ils désormais déclinés en néerlandais et en anglais. La supervision de l’enseignement échoit à l’Inspection nationale française dans ces lycées qui sont en partie financés par la République (Affaires étrangères, Education nationale).

Ces lycées ne sont toutefois pas accessibles à tous puisqu’un minerval est demandé pour chaque élève. Aujourd’hui, sur les 130 étudiants de l’établissement, 39 % sont des Français, 6 % des Franco-Belges, 18 % des Belges et 37 % sont des ressortissants d’autres nationalités. L’objectif des autorités françaises est de parvenir à rassembler environ 250 étudiants au sein du Lycée d’Anvers. "Nous voulons absolument nous ouvrir aux Flamands", insiste le directeur du lycée. Quant au Consul Michel Aubry : "Nous n’avons pas pour ambition de résoudre le problème des langues étrangères ni de nous occuper de politique, nous notons simplement que la Flandre, et Anvers en particulier, est tournée vers l’international, il semble cohérent d’essayer de maintenir un lycée français ici à Anvers".

Reste que le climat politique aiguë qui sévit en Belgique depuis des mois - des années - exacerbe les tensions entre les Communautés. Ainsi le combat pour la défense de la langue français e en Flandre est parfois particulièrement difficile et lourd à porter. "Ne nous voilons pas la face, explique, sous couvert d’anonymat, une source diplomatique française, les Flamands n’ont pas envie d’apprendre le français, et cela s’accentue d’année en année. On nous accuse parfois d’élitisme mais nouos faisons des réels efforts d’ouverture. Plus il y aura d’élèves, moins les frais de scolarité seront élevés".

Martin Buxant