Arcelor: Maingain dénonce le manque de proactivité du gouvernement wallon

Gianni Ruggieri et Belga Publié le - Mis à jour le

Belgique

Pour l’occasion, c’est un président quasi aphone qui s’est exprimé. Car, en période électorale, il est bien connu que les hommes politiques perdent parfois leur voix pour gagner celles des électeurs.

Au programme : le redémarrage des négociations entre syndicats et direction d’Arcelor Mittal. Méthode, timing et objectifs sont cadrés et acceptés par les parties. Ceci n’empêche pas le FDF de s’en prendre au gouvernement wallon. "Le gouvernement wallon a été totalement passif dans ce dossier" réagit Olivier Maingain qui pour rappel cherche à implanter son parti en Wallonie.

Il interpelle : "Comment pendant plus d’un an de négociations entre partenaires, n’a-t-il pas cherché à réconcilier ou à concilier les points de vue ? C’était sa tâche, et donc peut-être aujourd’hui on envisage une mesure de sauvetage in extremis, tant mieux si le conciliateur social y arrive, mais il faut bien reconnaitre que, quand on a un tel secteur d’activité industriel dans sa région, un gouvernement est plus proactif."

Pour conclure l’interview, le Président du FDF a fait le point sur les propos tenus dernièrement à l’égard de Bernard Clerfayt. "Bernard Clerfayt sera appelé incontestablement à être, un jour, Président du parti. Il a toutes les qualités indéniables" conclut Olivier Maingain. Un jour donc...

Hedebouw (PTB) appelle à l'"expropriation"

(Belga) Le porte-parole du PTB, Raoul Hedebouw, a appelé vendredi matin au micro de Matin Première (RTBF) à l'"expropriation" d'ArcelorMittal, accusé de "prendre en otage des dizaines de milliers de travailleurs".

M. Hedebouw a vivement dénoncé la stratégie du groupe sidérurgique, qu'il accuse de "prise d'otage" des travailleurs dans le but de contrôler tout le marché. "Il faut refuser ce chantage. On a bien pu privatiser, pourquoi ne pourrait-on pas renationaliser", a-t-il dit, rappelant les nationalisations conduites au début de la présidence de François Mitterrand. Selon le leader du parti de gauche radicale, l'expropriation s'impose comme "mesure d'urgence sociale". Pour M. Hedebouw, ce ne sont pas tant les règles européennes que le manque de volonté du gouvernement wallon qui empêchent une reprise.

Le ministre de l'Economie Jean-Claude "Marcourt est d'accord avec les règles européennes", a-t-il affirmé. Mais "s'il veut établir un rapport de force, il peut compter sur le PTB". M. Marcourt avait démenti jeudi soir toute intention du gouvernement wallon de faire une offre à ArcelorMittal de reprise du site sidérurgique liégeois, évoquée du côté syndical. Dans la soirée, syndicats et direction d'ArcelorMital ont convenu de relancer les négociations visant à pérenniser les activités sidérurgiques à Liège, au travers d'un plan de 138 millions d'euros destiné à la phase à froid.

Le groupe avait suscité un tollé en menaçant de couper les investissements prévus dans le froid si les syndicats ne se montraient pas plus conciliants dans la négociation du plan social sur la fermeture du chaud, décidée l'an dernier.

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