Belgique

L'avocat de Globe Aroma déposera plainte, demain/vendredi ou lundi, devant le Comité P, a confirmé jeudi l'asbl. "Sur base des discussions qu'il a eues avec les témoins des arrestations, notre avocat nous a dit que nos droits avaient clairement été violés", a expliqué Koen Verbert, le directeur de l'association socio-culturelle.

Le 9 février dernier, 7 sans-papiers avaient été arrêtés à la suite d'une opération de police au sein de l'asbl. Cette action, régulière selon la police, a suscité bon nombre de réactions de la part du monde culturel belge.

Ce dernier a dès lors décidé d'organiser différentes manifestations de protestation, dont l'une samedi à Bruxelles, au Kaaitheater, à proximité du canal. Ce lieu n'a pas été choisi au hasard, Jan Jambon ayant déclaré que l'opération policière de la semaine dernière avait été programmée dans le cadre du Plan Canal. Au cours de cette manifestation qui débutera à 14h00, différents témoins prendront la parole. Une table ronde sera également organisée afin de voir comment, à l'avenir, éviter ce genre "d'opération musclée".

Vote d'une motion de solidarité au CPAS de Forest

Le CPAS de Forest a manifesté jeudi soir son indignation après l'arrestation vendredi de personnes sans papiers au sein de l'association flamande de Bruxelles Globe Aroma, en adoptant une motion qui a recueilli les voix d'Ecolo-Groen, du PS, du sp.a, de Défi et du cdH. Le MR s'est abstenu. Le conseil du CPAS s'indigne de la "terreur" répandue par cette intervention "musclée" auprès des travailleurs, des artistes, des bénévoles et du public concerné et se demande quel danger représente un partage artistique entre personnes de cultures diverses.

"Comme ultime acteur institutionnel pour ces personnes en situation irrégulière, le CPAS s'inquiète de ce que les partenaires associatifs ne puissent plus accueillir sereinement ces personnes particulièrement vulnérables, et accomplir leur mission de soutien et de ferment culturel et social à l'abri des suspicions et des logiques de contrôle", selon le texte de la motion adoptée jeudi.

"Si ces lieux sont mis à mal, on doit craindre une clandestinité encore plus dure, des conditions de survie à la merci de tous les abus, et une exclusion totale de ces hommes et ces femmes dont le seul tort est de ne pas avoir de droits", a indiqué le président du CPAS Stéphane Roberti (Ecolo).