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élections

Une négociation difficile?

FRANCIS VAN de WOESTYNE

Mis en ligne le 20/05/2003

Déjà les socialistes préviennent que la délicate situation budgétaire empêchera sans doute une nouvelle réforme fiscale. C'est pourtant une des priorités de la famille libérale. Le Roi désignera, mercredi ou jeudi, un informateur.

ANALYSE

Le Roi s'est offert, mardi, une petite récréation dans les journées politiques très remplies qu'il vit ces temps-ci. Comme cela était prévu de longue date, il a reçu, pour une visite d'Etat de trois jours, le Roi Harald et la Reine Sonja de Norvège, venus vanter dans notre pays les charmes - artistiques, culturels et économiques - de leur pays auprès de nos institutions.

Mais avant cela, le chef de l'Etat avait pris soin de poursuivre ses consultations en recevant deux présidents de partis, Stefaan De Clerck (CD&V) et Joëlle Milquet (CDH). Le programme des consultations s'est arrêté là, hier. On s'attend à ce que les représentants des écologistes soient entendus, ce mercredi par le Roi qui devrait par ailleurs élargir le cercle de ses consultations à des milieux plutôt socio-économiques que politiques, comme cela se fait habituellement.

Le Roi ne devrait pas tarder à désigner (ce mercredi ou jeudi) une personne chargée de procéder à un premier tour de table: il s'agira sans doute d'un ou de deux informateurs qu'il devrait choisir dans les familles socialiste et libérale. On évoque toujours le nom d'Elio Di Rupo parmi ces personnes.

Interrogé mardi à la RTBF, le président du PS a d'ailleurs livré un message qui s'adressait plus au Roi et aux futurs négociateurs libéraux qu'aux auditeurs. Un message qui peut être résumé de la façon suivante: la victoire des socialistes est plus éclatante que la percée des libéraux (ce que ces derniers contestent). Je suis donc disponible pour une mission d'information au service du pays.

Les socialistes insistent beaucoup pour obtenir cette mission d'information de manière à préparer le contenu du prochain accord gouvernemental qui ne doit pas être, à leurs yeux, un «copié-collé» du précédent programme de l'arc-en-ciel. A demi-mots, les socialistes reconnaissent ainsi, qu'en 1999, les libéraux avaient largement dominé les négociations gouvernementales et que les mêmes s'étaient offerts la plus belle partie du gâteau en termes de répartition des influences: Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, ministre des Finances... autant de postes très médiatiques. Les socialistes avertissent: ce ne sera plus le cas, demain. Di Rupo veut un vrai partage 50/50 au niveau de la répartition des influences. Et il enrage aussi quand il entend les hommes politiques flamands considérer comme normal que le Premier ministre soit automatiquement flamand, simplement parce que le Nord est plus peuplé que le Sud. Mais force est de constater qu'en la circonstance, une seule personnalité s'impose: Guy Verhofstadt. Sur le plan théorique, rien ne s'oppose évidemment à ce qu'un francophone exerce cette fonction, Louis Michel par exemple. Mais sur le plan politique, les francophones savent très bien que s'ils revendiquaient vraiment ce poste de Premier ministre, ils devraient le «payer» très cher en terme de négociation.

Les Finances au PS?

Revenons-en au fond des matières. Les négociations pourraient s'avérer difficiles car le PS estime notamment que la médiocre situation budgétaire (que l'on connaîtra dans quelques jours) rendra impossible une nouvelle réforme fiscale. Payons d'abord celle-ci puis voyons dans quelle mesure d'autres besoins, sociaux notamment, ne devront pas être prioritairement rencontrés. Est-ce pour cela que les socialistes revendiquent déjà le poste de ministre des Finances?

© La Libre Belgique 2003

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La nouvelle Chambre sera plus féminine que la précédente, grâce à l'obligation légale relative à la présence des femmes sur les listes électorales. On comptera en effet 53 ou 56 femmes sur les 150 députés contre 36 sous la précédente législature. Soit 35,3 ou 37pc de l'assemblée contre 24pc précédemment. Sur les 62 sièges du groupe linguistique francophone, il y aura 23 femmes : 10 MR (sur 24), 9 PS (sur 25), 2 CDH (sur 8) et 2 Ecolo (sur 4). Sur les 88 sièges du groupe linguistique néerlandophone, il y aura 30 ou 33 femmes en fonction de la composition des exécutifs. Les ministres doivent en effet céder leur siège à leur suppléant. Au VLD, on comptera 8 ou 9 femmes (sur 25), au SP.A/Spirit, 11 ou 13 (sur 23), au CD&V, 6 (sur 21) et au VB, 5 (sur 18).Dans la Haute assemblée, on devrait voir siéger 15 ou 16 sénatrices (sur 40) après l'élection directe d'une partie de l'assemblée et en pariant sur la composition de l'exécutif. Du côté francophone, 6 élus directs sur 15 seront des sénatrices. Mais en anticipant sur la composition de l'exécutif, 1 suppléante pourrait être appelée à siéger. Au PS, on compte 2 femmes sur 6 élus. Au MR, on enverra 1 sénatrice (sur 5 élus) mais si Louis Michel et Antoine Duquesne étaient appelés à rempiler au gouvernement, une suppléante pointerait le bout du nez. Au CDH, 1 femme a été élue sur un total de 2 sénateurs (Joëlle Milquet, dont la suppléante est également une femme); Ecolo enverra 1 femme sur 1 élu. La même chose au FN. Du côté flamand, le SP.A enverra 4 sénatrices sur sept élus. Le VLD et le CD&V comptabilisent 2 élues, le Blok 1 seule. Au total, 37,5 pc des élus directs pour le Sénat sont des femmes.

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