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C'est également l'émoi dans le monde politique

V.R.

Mis en ligne le 23/01/2007

Le MR fustige la majorité actuelle en Communauté française pour son "refus idéologique de traiter la délinquance".

L'agression du directeur de l'Institut Cousot a été jugée à ce point inquiétante que la ministre de l'Education en Communauté française, Marie Arena (PS), s'est rendue lundi à Dinant pour rencontrer l'équipe éducative de l'établissement. "De tels agissements, a-t-elle dit, relèvent de la justice". Le CDH, partenaire des socialistes au gouvernement abondait dans le même sens. Se disant "particulièrement choquée et indignée", Joëlle Milquet, la présidente des humanistes, a indiqué que des députés du parti interpelleront jeudi la ministre fédérale de la Justice sur les antécédents de l'auteur des faits et le suivi judiciaire ultérieur.

Marie Arena ne pouvait cependant pas s'en remettre uniquement à l'appareil judiciaire - l'agression a quand même eu lieu dans une école. Elle a rappelé les différentes mesures qui avaient déjà été prises contre la violence scolaire en Communauté française. Quelques chiffres ont été donnés. En Wallonie, 27 médiateurs sont à l'oeuvre pour prévenir et accompagner les situations de violence. Ils ont traité un peu plus de 3 500 dossiers pendant l'année scolaire 2005-2006, soit deux fois plus que l'année précédente. Marie Arena a également évoqué le renforcement des services d'accrochage scolaire (SAS) dont le nombre a été augmenté - de 8 à 12 - et qui ont été dotés de moyens supplémentaires. Au cabinet de la ministre, on soulignait cependant qu'il n'existait aucun dispositif au monde qui permettrait d'empêcher des actes de violence aussi imprévisibles.

Le MR, principal parti de l'opposition, a pour sa part clairement mis en cause le gouvernement de la Communauté française, et singulièrement les ministres Catherine Fonck (Aide à la jeunesse) et Marie Arena (Enseignement). "A la suite du meurtre de Joe Van Holsbeeck, a fustigé la députée Françoise Bertiaux, le gouvernement avait présenté un catalogue de mesures. Il n'en est presque rien sorti. Il y a un refus idéologique de prendre en charge la délinquance juvénile." Et de rappeler que l'actuel exécutif de la Communauté française s'était empressé de supprimer les centres de rescolarisation et de resocialisation qui avaient été mis en place par l'ancien ministre MR Pierre Hazette et baptisés "écoles des caïds" par leurs détracteurs.

Françoise Bertieaux proposera ce mardi la mise en place d'une commission parlementaire "prévention et sécurité". Une demande qui lui a déjà été refusée il y a 4 mois.

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