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Agression à dinant
L'institut Cousot se serre les coudes
An.H.
Mis en ligne le 25/01/2007
Comme elle l'avait annoncé, la Communauté scolaire de l'Institut Cousot de Dinant, s'est rendue au Centre hospitalier de Dinant pour manifester son soutien à son directeur, Pierre Jacquet, agressé au couteau lundi matin. Plus de 800 personnes composaient le cortège. En tête de celui-ci se trouvait le slogan : "Soutien à notre directeur agressé, confiance en notre projet éducatif".
Le cortège est arrivé devant l'hôpital vers 10h45. "Il ne peut pas vous voir mais il peut vous entendre. Je vous demande dès lors de l'applaudir durant 30 secondes", a déclaré Jean Colot, directeur faisant fonction, aux 800 personnes massées à l'extérieur du Centre hospitalier.
Une délégation de quatre personnes s'est ensuite rendue à son chevet pour lui remettre un bouquet de fleurs. L'entrevue n'a duré que quelques secondes. "Il a entendu les applaudissements et nous a dit que cela lui avait fait très plaisir", a dit Jean Colot. "Il est conscient et son état de santé s'améliore. Mais il faudra beaucoup de temps pour qu'il se remette de son agression."
L'incompréhension demeure au sein de l'Institut Cousot. "On se demande comment cela a pu arriver ici, à Dinant", répète un élève.
Pour le directeur faisant fonction, cette agression a engendré un vrai élan de solidarité au sein du corps professoral. "Ce fait divers aurait pu nous démotiver. C'est l'effet inverse qu'il a produit."
Sept coups de couteau
Pour rappel, l'agression est survenue lundi matin. L'élève, âgé de 16 ans, était convoqué dans le bureau du directeur pour recevoir des explications sur son renvoi, vendredi, pour un trafic de haschisch au sein de l'école. Le jeune, qui nie farouchement les faits, a sorti un couteau de cuisine et frappé Pierre Jacquet à sept reprises.
"Sept coups de couteaux ne vont pas déchirer son idéal", nous dit le neveu du directeur. "Mais il est très affecté par ce qui lui est arrivé : les témoignages de soutien lui font du bien".
Des membres de la famille de Pierre Jacquet ont rédigé une lettre ouverte (voir www.lalibre.be) : "Il est grand temps de réagir, autrement qu'en surfant politiquement sur l'émotion et en ayant le courage de ses idées et la force de vouloir changer les choses. Aux politiciens maintenant à transformer leur indignation en marques de décence et de respect".
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