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L'après 10 juin
Le vieillissement comme défi à court et moyen terme
O. Sta.
Mis en ligne le 17/07/2007
Après le léger surplus budgétaire de 2005, le gouvernement fédéral avait promis l'équilibre pour 2006. Verdict ? Mission accomplie. Chiffres à l'appui, la Section Besoin de Financement des Pouvoirs Publics a présenté hier, et pour la première fois depuis trois ans, le bilan du Programme de Stabilité.
L'année 2006 se conclut même avec un léger surplus, soit 0,2 pc du PIB. Deux explications à cela : d'une part, la croissance économique de l'année précédente s'est avérée "largement supérieure à ce qui était anticipé dans le Programme de Stabilité", précise le rapport. Ensuite, il pointe la contribution des opérations "one-shots" ou non renouvelables, encore augmentées (de 0,2 pc du PIB) par rapport à 2005. La vente d'une partie du patrimoine de l'Etat en décembre 2006 avait par exemple injecté 576 millions € dans les caisses fédérales. Ensemble, ces mesures valent, en 2006, pour plus de 0,7 pc du PIB.
L'avenir proche s'annonce toutefois moins réjouissant. L'année 2007 devrait, selon les engagements du Programme, générer un surplus budgétaire de 0,3 pc du PIB. A l'heure actuelle, objectifs et réalisation divergent : le Bureau Fédéral du Plan table sur un surplus limité à 0,1 pc du PIB, pour peu que les mesures "one-shots" répondent intégralement aux attentes en matière de rendement.
Le son de cloche est similaire à la Banque Nationale de Belgique : quand bien même, on tiendrait compte des opérations qui n'ont pas été mises en oeuvre par le gouvernement sortant, le solde budgétaire serait au mieux "en très léger surplus", ce qui signifie encore loin des 0,3 pc espérés.
Luc Coene, Président de la Section Besoin de Financement des Pouvoirs Publics, a en outre annoncé une réestimation à la hausse du coût budgétaire du vieillissement de la population belge. "Celui-ci n'était censé se faire sentir qu'à partir de 2012", explique-t-il.
Or, pour la période 2007-2011, ce coût passera de 0,3 pc du PIB à 0,6 pc. A cela faut-il encore ajouter les coûts additionnels liés "à la révision du contexte macroéconomique en termes de croissance réelle et de prix relatifs".
En bref, le gouvernement devrait présenter un budget 2011 affichant un solde primaire de 4,4 pc du PIB, soit 1,1 pc de plus que les prévisions du Bureau du Plan. Pas de panique pour autant, assure-t-on au Conseil Supérieur des Finances (CSF) : cette somme de 3,5 milliards € (140 milliards d'anciens francs belges) doit être réunie en quatre années, là où certains gouvernements ont dû y parvenir en une seule.
Reste à répartir équitablement et rationnellement la charge additionnelle créée par l'accélération des coûts du vieillissement. Et le CSF de rappeler que "les autorités ne pourront indéfiniment compter sur le rendement d'opérations "one-shots" pour réussir les challenges budgétaires à venir.
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