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Vos réactions sur le forum: des exhortations volontaristes ou la résignation

Mis en ligne le 10/08/2007

Jusqu'où pouvons nous aller ?

Jusqu'où pouvons nous aller ?

Je pense que la Belgique est à un tournant. Une crise, une implosion n'est pas à exclure, tant l'incompréhension et le blocage sont grands de part et d'autre. Je pense que nos hommes et femmes politiques doivent garder à l'esprit les droits de leurs concitoyens francophones. Ils doivent respecter ce pourquoi ils ont été élus. Ils ne doivent pas accepter l'inacceptable (par exemple scinder BHV sans compensation, supprimer les facilités ou régionaliser la sécurité sociale).

Il vaut mieux un divorce à l'amiable que de céder sur ces points fondamentaux (solidarité interpersonnelle et droits linguistiques). Car si nous cédons sur ces deux points, quel est encore le sens de la Belgique ? L'équation m'a l'air insoluble. Notre avenir est en train de se jouer à Val Duchesse...

Obtenir l'élargissement de Bruxelles.

L'avenir de la Belgique est compté. Elle se transformera de toute façon tôt au tard en états indépendants ou confédéraux (avec éventuellement un DC européen). Dans cette perspective, il est primordial de réparer cette erreur de l'histoire (qui résulte principalement de l'incapacité des politiciens francophones de l'époque) que constitue l'enclavement de Bruxelles. Il faut absolument profiter de la discussion BHV pour obtenir l'élargissement de Bruxelles. Il en va de la perte du poumon économique le plus important de la Wallonie et des francophones en général. Laisser Bruxelles enclavée amènera sa flamandisation et la perte corrélative de cette puissance d'attraction économique (notamment européenne) pour les francophones.

Dire qu'on n'est demandeur de rien ne permet pas d'obtenir quelque chose mais uniquement de limiter les concessions. Osons être demandeurs !

Le divorce est en marche.

Que nous le voulions ou non, nous sommes en instance de divorce! Les Flamands veulent la séparation d'une manière ou d'une autre, qu'importe le chemin emprunté, seul pour eux le résultat compte. Résister à cette attente c'est vouloir garder une union de façade qui nous conduira un jour au drame, à la séparation de fait dans la douleur et peut-être même dans le sang.

En face il y a quelques fous furieux, il suffit d'entendre leur discours pour comprendre en filigrane qu'ils sont désormais prêts à la bataille. Le fait que les Francophones osent leur dire non, leur tenir tête, c'est assimilé à de l'arrogance. Bientôt il nous accuseront de terrorisme!

Alors à quoi bon vouloir conserver un tel ménage, avec quelqu'un qui est devenu capable de vous égorger, avec un goujat? Puisque les Flamands veulent tant le divorce, qu'ils paient alors le prix fort pour se "débarrasser" de son conjoint. On divise les biens acquis depuis le début la création du pays, car jadis la richesse était quand même bien Wallonne et c'est avec cette richesse que la Flandre a poussé et est devenue ce qu'elle est à ce jour.

Les partis francophones doivent enfin dire non aux diktats flamands et prendre l'initiative de déposer clairement sur la table un contrat de divorce qui ne nous laissera pas comme des gueux.Christian Janssen)

Les Wallons et la responsabilité.

Il est vrai que les Flamands souhaitent que les Régions reçoivent beaucoup plus de compétences. Mais si la Flandre reçoit une compétence en plus, la même chose vaudra pour la Wallonie. Le problème est où, alors? Les Wallons auraient-ils peur de gérer leur propre sort? Auraient-ils peur de la responsabilité? Est-il tellement plus agréable d'être géré et gouverné par un Etat fédéral qui, de par les différences entre les Régions, gouverne en se servant à chaque reprise d'un mauvais compromis?

Je ne vois vraiment pas pourquoi un transfert de compétences supplémentaire aux Régions fait tellement peur aux Wallons. Les très nombreux Wallons prêts à travailler et à entreprendre en finiront vite avec ceux qui se complaisent dans l'assistance sociale.

La Flandre et ses responsabilités

Chacun a sa part de responsabilité quant à la situation actuelle de la Belgique et quant à son devenir. Mais que la Flandre arrête son hypocrisie et son opportunisme écoeurant en exigeant d'aller vers un confédéralisme! Pourquoi ne demande-t-elle pas le séparatisme, là, je la comprendrais mieux. Parce que cela ne l'arrange pas! Elle serait hors de l'Union européenne pour un bon moment, elle ne serait plus dans l'euro, elle devrait se créer une nouvelle monnaie et se faire un nom pour se faire connaître dans le monde. Bref, cela risque de lui coûter très cher, en temps et en argent.

Leterme l'a bien dit: "la Belgique existera tant qu'elle servira aux Flamands". Moi, en tant que Bruxelloise francophone, cela me fait bondir. Quel avenir pour Bruxelles dans un confédéralisme, déjà qu'elle est pratiquement exsangue? Je pense qu'il est temps de faire les comptes et de négocier la fin de cet Etat, vu qu'il n'est manifestement plus possible de vivre ensemble, du moins politiquement. Il faudrait que les politiciens francophones aient le cran d'ouvrir les yeux et de s'engager vers cette solution.

Les Francophones doivent négocier

Rappelons le sujet de ce forum ce n'est pas "je n'aime pas les Flamands", mais bien "jusqu'où les politiciens francophones peuvent-ils aller? "

Je constate que des Flamands s'expriment sur ce forum avec politesse et dans un français parfait. Ils élèvent le débat. Si seulement les francophones faisaient montre de la même ouverture à l'égard de la culture néerlandophone.

Pourquoi, Madame Milquet, les Francophones rejettent-ils le confédéralisme Pourquoi les Flamands ne pourraient-ils pas financer de leur côté des investissements dans les chemins de fer en Flandre. Les Flamands ne nous demandent pas de sous, ils demandent juste le droit de dépenser leur argent à eux.

Peut-être que les Francophones ne veulent pas de confédéralisme, parce qu'ils ont peur que leurs chemins de fer soient aussi bien gérés que Charleroi par la mafia Van Cau, l'enseignement par Marie Arena, et le débilodrome de Francorchamps par les Happart-bros tous des socialistes (quelle coïncidence).

Les négociateurs MR et CdH refusent de négocier parce qu'ils ont peur du PS. On connaît le point de vue socialiste: si les Flamands ont plus d'argent que les Francophones, on doit leur prendre leur argent ou en tout cas les empêcher de l'investir.

C'est complètement faux

Cela en devient exaspérant de lire et d'entendre que les Wallons et francophones refusent de négocier sur les questions d'ordre communautaire. Voilà plusieurs années que les Wallons et francophones avancent leurs revendications: élargissement de la Région Bruxelloise, statut des Fourons à revoir, splitsing de la dette publique en fonction des dépenses effectuées dans chaque région, signature de la convention sur la protection des minorités nationales,etc. Et que disent les Flamands sur ces points? Onbespreekbaar ! Alors qui est de mauvaise volonté? (Walloonboy)

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