La Libre.be > Actu > Belgique > Article
crise
"Le CD&V veut-il faire vaciller l'Etat ?"
martin buxant
Mis en ligne le 27/09/2007
entretien
En marge du show flamando-flamand livré mercredi au Parlement, Olivier Maingain (MR) rappelle les exigences de son parti en matière institutionnelle. Et livre son analyse des négociations gouvernementales orange bleue.
Le top-départ a été donné, au Parlement, pour la scission de BHV. Cela est-il inquiétant ?
Ça n'est vraiment pas de nature à nous impressionner, ce sont les Flamands qui s'enferment dans une impasse : ils savent très bien que nous avons les moyens de riposter pendant des mois et des mois. Ils savent aussi que s'ils tentent vraiment de faire le coup de force parlementaire, ce sont eux qui rendront impossible la formation d'un gouvernement fédéral pendant des mois et des mois.
Le passage en force sur BHV est impossible ?
Oui. Et les conséquences seront tellement lourdes à porter, qu'ils feraient bien de réfléchir. Comment le CD & V va-t-il expliquer à ses électeurs qu'il fait vaciller l'Etat belge parce que BHV n'est pas réglé... Je ne suis pas certain, qu'en dehors de quelques communes de Hal-Vilvorde ce discours soit très porteur. Cela ne va pas être un motif de réjouissance de voir que le pays est ingouvernable à cause d'un coup de force des partis flamands au Parlement.
Vous répétez, inlassablement, que vous exigez l'élargissement de la Région bruxelloise en échange de la scission de l'arrondissement. Est-ce une position tenable ?
Oui. Les Flamands pensaient qu'ils allaient trouver des francophones prêts à oublier leurs principes pour de l'argent, nous ne sommes pas demandeurs. Cette fois, ils sont demandeurs. Alors, ils vont découvrir la logique qu'ils nous ont imposée si souvent...
Les différentes formules proposées par l'explorateur Van Rompuy pour contrepartie à la scission sont, donc, insuffisantes ?
Il faut faire le tri. Mais dès qu'on veut détacher Hal-Vilvorde de Bruxelles, il est évident qu'il nous faut des compensations pour briser le carcan de Bruxelles. Le droit d'inscription pour les électeurs, la circonscription fédérale, ou encore l'apparentement, cela répond à d'autres problèmes.
Le PS a voulu déposer une proposition de loi sur l'élargissement de Bruxelles. Auriez-vous trouvé plus francophone que vous ?
Aujourd'hui, les francophones sont obligés de rattraper les erreurs commises par Philippe Moureaux en 1989. C'est lui qui avait accepté de modifier la loi de 1980 stipulant que les frontières de Bruxelles étaient fixées à titre provisoire. C'était une ouverture, et à cause de Philippe Moureaux cette porte est fermée. Donc, le PS a beaucoup à faire pour rétablir sa crédibilité sur ce problème des limites de Bruxelles... Ils vont courir, ils cherchent à exister, c'est très bien.
Et l'unité des francophones, dans tout cela ?
Fondamentalement, tout ce qui renforce l'unité des francophones est bon à prendre. Dire qu'il faut renforcer les liens entre Bruxelles et la Wallonie, notamment via un lien territorial, nous sommes preneurs. La situation est assez grave pour que les francophones se donnent la peine de réfléchir ensemble.
Le show en commission de l'Intérieur est-il de nature à nuire au travail d'explorateur de Van Rompuy ?
Je ne pense pas que cela aide l'explorateur. Le CD & V se complique la tache.
Après deux mois et demie de CD & V, le MR doit-il reprendre la main ?
Non. Dans l'immédiat, le CD & V veut montrer qu'il a la capacité d'occuper le poste de Premier ministre, qu'il nous montre alors qu'il peut bâtir des compromis. Yves Leterme a gâché beaucoup de possibilités, Van Rompuy tente de recoudre le tissu de la négociation.
Obama - Beckham : 1-0 !
Le chauffeur d'Emir Kir arrêté
Mort de l'écrivain mexicain...
Britney Spears : 'Prête à...