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Crise politique

La Belgique devrait quand même s'en sortir...

Mis en ligne le 05/11/2007

Beaucoup de participants au forum restent quand même optimistes pour l'avenir du pays, ou fatalistes.

L'orange bleue... blanc, rouge ? Depuis 1830, de grandes choses ont été faites ensemble ! Ne regrettons rien ! La Belgique est née de la volonté des grandes puissances européennes. Elle s'est affirmée par opposition à la France (cf.Pirenne). L'Etat belge est complètement dominé par la Flandre et n'est plus digne de la confiance des Wallons. Cette Flandre qui devient de plus en plus une Nation. De quel droit lui refuserions-nous celui, reconnu à tous les Peuples, de disposer d'eux-mêmes ? Et de choisir, se choisir, un avenir sans nous ?

La Wallonie vit depuis des décennies dans la douleur de combats politiques qu'elle n'a pas voulus. Les partis politiques traditionnels entretiennent le flou et même la peur quant à notre avenir.

Nous refusons cette fatalité et leur mépris. Les Wallons sont courageux, volontaires et fiers de ce qu'ils sont, comme de ce que leurs ancêtres ont réalisé. Il n'est pas illégitime, et bien au contraire quand on voit la volonté flamande de continuer à "vampiriser" ce qui reste des institutions belges (Sécurité sociale, Justice, SNCB...), de considérer que la partition du pays serait la meilleure solution pour les différentes communautés.

Nous ne pensons pas pour autant que l'histoire belge ait été vaine ! Nous savons aussi que beaucoup de Wallons n'ont pas envie de renier ce qui sera un jour leur "passé belge". (Pierre Bernissart)

L'avenir est noir, jaune, rouge... taxe. Ne vous faites aucune illusion , demain, dans une semaine, un mois ou un peu plus, ces gens qui semblent ne pas s'entendre aujourd'hui seront mains dans les mains pour décider de nouvelles taxes, nouveaux impôts ou nouvelles contraintes pour le citoyen belge, francophone ou néerlandophone. Aujourd'hui, c'est la phase cinéma ou théâtre. On amplifie de faux problèmes, on accentue le désarroi et on agite divers spectres séparatistes ou fascistes pour permettre demain des décisions radicales et allant à l'opposé des engagements préélectoraux. (Anonyme)

Toutes les perspectives et les projets les plus grotesques émis sur ce forum au sujet de l'avenir du pays me font penser à ces radotages de temps de guerre où chaque Belge avait son plan pour mener la campagne de Russie... plan qu'il expliquait gravement à ses copains du Café du Commerce en l'accompagnant de grandes envolées lyriques ! (Félicie Tassion)

Sous prétexte de mettre la Belgique à l'abri des soubresauts communautaires, la classe politique, obnubilée par la perte de voix, est en train de tomber de Charybde en Scylla. L'orange est un fruit qu'on mange mûr et il faut éviter de la triturer tant et si longtemps qu'elle cesse d'être comestible. L'électeur veut des résultats et non des tergiversations. Il entend que la négociation soit constructive de l'avenir et non destructice du passé. Il mise sur le courage politique et non sur l'aptitude à manoeuvrer dans la jungle politique. Il est temps de sonner la fin de la récréation et de commencer la leçon d'économie. Il ne faudrait surtout pas qu'une poignée d'apprentis-sorciers détruisent en 175 jours ce que nos pères ont mis 175 ans à construire. (Fernand Hessel)

Pour que personne ne perde ni ne gagne... il suffirait que l'on s'entende à ce que tous les parlements (eh, il faut que tous le fassent) ratifient la fameuse convention-cadre sur la protection des minorités et suive en cela la recommandation du Conseil de l'Europe de reconnaître dans chaque région comme minorité les membres de l'autre communauté et vote les règlements ad hoc qui en découlent. En quelque sorte, ce serait respecter le droit des personnes aussi bien que le droit du sol. Après, on peut scinder BHV et s'occuper enfin de ce qui préoccupe le citoyen : l'écologie, la mobilité, la sécurité, le pouvoir d'achat, le chômage, la vieillesse, le bien-être. N'oublions pas que si la Belgique éclate, chacun des États qui en résultera devra signer et ratifier cette convention, si elle veut siéger au Conseil de l'Europe. Ne pas le faire, ce serait se mettre au banc des nations européennes et finalement se voir refuser l'adhésion à l'UE. Bonjour les dégâts économiques et autres. (Bruno)

Notre pays en a déjà vu d'autres . La question royale, l'état de semi-révolution après le vote de la loi unique, les querelles linguistiques des années soixante. La Belgique est indivisible à cause de Bruxelles; les francophones bruxellois ne se plieront jamais à une annexion de leur ville à la Flandre et les Flamands ne permettront jamais que Bruxelles soit rattachée à la Wallonie. Ne croyez surtout pas ce que vous racontent certains illuminés : les Flamands (à part la bande exécrable du Vlaams Belang) ne demandent pas l'abolition des facilités. Cela irait d'ailleurs à l'encontre des intérêts des Flamands habitant dans les communes à facilités wallonnes. (Jef)

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