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Elio Di Rupo: "Quel gâchis!"
Belga
Mis en ligne le 05/11/2007
Le président des socialistes francophones a parlé de "gâchis" après 20 années de travail des socialistes pour assurer le développement économique et le progrès social dans le pays.
"Quel gâchis, en cinq mois la situation s'est tellement dégradée que les gens ont peur et qu'à l'étranger on ne nous cite plus en exemple", a lancé lundi soir le président du PS Elio Di Rupo lors des émissions spéciales des journaux télévisés de RTL-TVi et de la RTBF à l'occasion du record de longévité de la crise.
"Nous avons été 20 ans au pouvoir. Nous avons pendant tout ce temps assuré la paix communautaire. Nous avons gardé le pays uni. En cinq mois, ils ont tout gâché. La situation s'est dégradée. Les gens ont peur. Nous étions un pays qu'on citait en exemple à l'étranger; maintenant le président russe Poutine dit qu'il ne faut surtout pas suivre notre exemple", a dit M. Di Rupo.
Le président des socialistes francophones a parlé de "gâchis" après 20 années de travail des socialistes pour assurer le développement économique et le progrès social dans le pays.
M. Di Rupo qualifie la poursuite des négociations pour la formation d'un gouvernement orange bleue d'acharnement thérapeutique.
A la question de savoir si son parti était prêt a entrer dans une négociation, M. Di Rupo a rappelé qu'en cas d'échec des négociations, il appartenait au Roi de reprendre contact avec l'ensemble des partis. "Mieux vaut perdre 150 jours de négociations que de mettre sur pied un gouvernement contre la volonté des gens", a-t-il ajouté.
Savoir Plus
Open Vld veut du concret pour mardi
Après les représentants des partis francophones, Yves Leterme a rencontré lundi soir ceux des partis flamands de l'orange bleue. Les présidents des partis flamands ont répété leur préférence pour une solution négociée pour BHV tout en ajoutant qu'il faut une perspective de solution pour mercredi.
Les négociateurs du cartel CD&V/N-VA et de l'Open Vld sont arrivés ensemble à la réunion avec le formateur. "Nous venons à notre tour entendre ce que le formateur a à nous dire", a commenté Patrick Dewael (Open Vld). "Je suis d'avis que le formateur doit devenir plus concret et qu'à partir de demain mardi des textes doivent être mis sur la table des négociations. Pour BHV, il n'y a pas 101 solutions", a commenté M. Dewael. Et d'ajouter: "Il faudra voir maintenant si la mayonnaise prend".
S'il n'y a pas de perspective pour un accord négocié, les négociateurs flamands craignent qu'il sera impossible d'éviter le vote mercredi en commission de l'Intérieur sur les propositions flamandes de scission de l'arrondissement. Ce qui se passera alors, personne ne peut le dire. "Pour cela, mon esprit est trop petit", a dit Karel De Gucht, un autre négociateur Open Vld.