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Crise politique
Pour le MR, l'important c'est le programme
BELGA
Mis en ligne le 14/12/2007
Didier Reynders a répété, vendredi après la réunion de l'intergroupe parlementaire du MR, que son parti reste disponible pour participer à un gouvernement qui développe un projet qui lui convient. Et d'insister sur le fait que l'important pour le MR n'est pas de savoir avec qui gouverner mais pour quoi faire. C'est le message que le MR a fait passer à Guy Verhofstadt. "A lui de voir ce qu'il peut proposer", a commenté le président du MR.
Le MR a réuni vendredi matin son intergroupe parlementaire. Après la réunion, le président a tenu à souligner qu'il n'y a actuellement aucun projet concret de coalition en discussion. Toutes les formules dont on a parlé jusqu'à présent sont des spéculations, a-t-il dit. "Nous sommes disposés à entrer dans un gouvernement à la condition qu'il développe un programme qui nous convient", a précisé Didier Reynders qui a rappelé que son parti était, depuis le 10 juin, la première formation en Wallonie et à Bruxelles. "Nous souhaitons donc défendre le projet politique pour lequel nous avons été soutenus par l'électeur". Il a énuméré les points auxquels les libéraux tiennent tout particulièrement.
Le MR veut notamment défendre ceux qui travaillent, en diminuant la fiscalité sur les revenus du travail, et ceux qui ont travaillé en augmentant des pensions et en supprimant la cotisation de solidarité sur les pensions. Les libéraux accordent aussi beaucoup d'importance à des thèmes comme la justice, la sécurité et la santé. "Depuis quelques jours; j'entends beaucoup de commentaires sur les formules possibles de gouvernement mais très peu de remarques sur le fond et sur le programme que ce gouvernement devrait défendre. Or, même un gouvernement intérimaire avec une courte durée de vie devra avoir un programme", a encore dit M. Reynders.
A propos de la formule "4+2" (MR, PS, cdH, Ecolo, CD&V/N-VA et Open Vld) évoquée ces derniers jours, le président du MR a répété les arguments déjà avancés par son parti lundi. Il ne voit pas la raison pour laquelle il appartiendrait aux francophones de livrer l'essentiel des voix pour permettre une réforme de l'Etat qu'ils ne demandent pas. "Nous avons toujours dit que nous étions ouverts au dialogue sur une réforme de l'Etat mais pas à ce que les francophones soient les seuls à prendre charge l'apport des voix nécessaires", a-t-il insisté.
De plus, Didier Reynders qualifie cette coalition de "situation piégeuse". "Pourquoi prendrions nous en charge le mal qu'on veut nous faire. Les Flamands veulent une réforme de l'Etat et, dans ce cas de figure, ils n'apporteraient que 48 voix sur 88 du groupe linguistique flamand à la Chambre", a-t-il dit. De plus, le président du MR s'est interrogé sur le programme socio-économique sur lequel une telle coalition pourrait se mettre d'accord.
S'il n'est pas possible de former un nouveau gouvernement, même intérimaire, le président du MR n'exclut pas de continuer avec l'équipe sortante (MR, PS, Open Vld, sp.a), éventuellement renforcée de l'extérieur. Didier Reynders a aussi tenu à insister sur le fait que "personne dans son parti n'est candidat à un poste dans les exécutifs régionaux ou communautaire qui mènent des politiques que le MR combat tous les jours".
Enfin, à la demande de savoir si son parti était prêt à aller dans l'opposition, M. Reynders a répondu : "Ce que je demande, c'est un gouvernement avec un projet. Si le projet ne nous convient pas, nous ne monterons pas dans l'attelage". Et d'insister qu'il va de soi que le MR ne veut pas mener une politique socialiste mais bien une politique plus libérale. "J''ai toujours dit qu'il est nécessaire de faire bouger le centre de gravité politique", a-t-il conclu.
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