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Crise politique

Le PS lance un appel à Verhofstadt et à l'Open VLD

BELGA

Mis en ligne le 14/12/2007

Elio Di Rupo aussi rappelé que l'ex-formateur Yves Leterme a reconnu l'échec de l'orange bleue et a souhaité que le prochain gouvernement dispose d'une majorité plus large.

Le président du PS, Elio Di Rupo, a lancé un appel, vendredi, à Guy Verhofstadt pour qu'il réunisse toutes les formations démocratiques qui veulent répondre à son invitation et qu'il leur demande si elles sont d'accord avec un programme d'urgence pour répondre aux demandes des citoyens. L'équipe ainsi constituée pourrait ensuite étoffer son programme socio-économique et se mettre d'accord sur une réforme de l'Etat. Le président du PS a aussi lancé un appel à chacun, et plus spécialement à l'Open Vld, pour plus de modestie et d'humilité et a demandé qu'on cesse de jeter des exclusives.

"Nous avons connu un reflux aux dernières élections mais il n'est pas vrai qu'il y a eu un grand vainqueur. Le MR est passé de 24 sièges (25 après le passage de Richard Fournaux) à 23. Nous sommes passé de 25 à 20. Je reconnais cette réalité. Le MR a plus de sièges que nous. Quant à l'Open Vld, il est passé de 25 à 18 - moins que le PS - et on l'entend dire qu'il ne veut pas de ceci, qu'il ne veut pas de cela", a dit Elio Di Rupo.

Le président des socialistes francophones a tenu à rappeler que son parti est dans l'opposition depuis le 10 juin et s'est pour sa part montré modeste. "Il y a deux semaines, lorsque M. Verhofstadt s'est vu confier une mission par le Roi, c'est la famille libérale qui est venue nous chercher pour qu'on puisse faire un gouvernement d'urgence sur la base de la coation violette sortante toujours en place. J'ai dit que j'étais prêt à examiner la situation. Le sp.a marqué sa réticence mais c'est surtout l'Open Vld qui a mis son veto en disant qu'il ne voulait pas d'une tripartite", a-t-il souligné.

Elio Di Rupo aussi rappelé que l'ex-formateur Yves Leterme (CD&V/N-VA) a reconnu l'échec de l'orange bleue et a souhaité que le prochain gouvernement dispose d'une majorité plus large. Il en appelle maintenant à Guy Verhofstadt pour qu'il réunisse tout ceux qui veulent répondre à son invitation et leur propose un programme d'urgence pour répondre à l'inquiétude des citoyens. Dans une deuxième phase, avec la même personne à sa tête ou avec quelqu'un d'autre, cette équipe pourra étoffer son programme socio-économique et se mettre d'accord sur une réforme de l'Etat.

Il a une nouvelle fois défendu l'idée que tous les partis démocratiques se retrouvent dans ce gouvernement, en tout cas du côté francophone car "après 6 mois, les difficultés institutionnelles sont plus grandes qu'elles ne l'étaient le 10 juin". Et d'ajouter que dans une telle discussion, il préfère que tous les francophones soient réunis.

Il a encore insisté sur le fait que le programme est important pour tous les partis mais que, dans une coalition, personne ne peut réaliser le sien à 100 pc. Il répondait ainsi au président du MR, Didier Reynders, qui a répété vendredi que pour son parti l'important n'était pas avec qui il gouvernerait mais pour quoi faire. Interrogé sur la possibilité de voir le MR intégrer les exécutifs régionaux et communautaire, Elio Di Rupo a dit qu'il avait "cru comprendre qu'il n'y a pas de demande en ce sens des libéraux".

Quant au fait que le MR parle depuis plusieurs jours du "cartel PS/cdH", Elio Di Rupo est d'avis que la situation est trop grave pour faire de l'humour. "Si c'était vrai, nous aurions 30 sièges et serions le plus grand groupe francophone, équivalent du CD&V/N-VA en Flandre. Mais ce n'est pas le cas. Chaque parti a ses spécificité mais nous travaillons très bien ensemble et en Wallonie en tout cas nous avons obtenu des résultats probants".

Elio Di Rupo a encore laissé entendre - ce que d'aucuns disaient et écrivaient il y deux jours mais qui fut contesté jeudi - qu'il y a cinq partis sinon six qui sont prêts à travailler ensemble. Il faisait ainsi allusion à la formule "4+2" (MR, PS, cdH, Ecolo, CD&V/N-VA et Open Vld. "Moi j'ai plaidé pour l'Union nationale. L'orange bleue a eu six mois. La question est maintenant de savoir comment en sortir. La questions est de savoir qui veut aider le pays à sortir de la crise", a conclu M. Di Rupo.

Savoir Plus

Verhofstadt travaille toujours à sa note

Officiellement, il n'y a rien eu de neuf vendredi dans la recherche d'une solution pour sortir le pays de la crise. Le porte-parole de Guy Verhofstadt a indiqué que ce dernier continuait à travailler à une note qui reprend les dossiers urgents pour lequel il faudrait trouver une réponse rapidement ainsi que les grands contours d'une réforme de l'Etat. Toujours selon le porte-parole, aucune réunion n'est actuellement planifiée pour le week-end. Mais, ajoutait-il, on ne peut pas affirmer avec certitude qu'il n'y aura rien.

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