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Bruxelles-Hal-Vilvorde

Négocier malgré l'impatience de certains

Belga

Mis en ligne le 28/04/2008

Le Bureau du CD&V demande que la proposition de loi relative à la scission de BHV poursuive son cours parlementaire. Les chrétiens-démocrates flamands confirment par ailleurs leur disponibilité à négocier.

"Nous ne demandons rien d'autre que le respect des engagements. Un cadre a été fixé lors de la formation du gouvernement Leterme I. Nous demandons qu'on le respecte", a déclaré lundi le président du MR, Didier Reynders, à l'issue de la réunion de l'intergroupe parlementaire du parti.

Et de rappeler que cet accord prévoit le vote du budget 2008, et de la loi-programme qui l'accompagne, pour le 15 mai, le vote du premier paquet de réforme de l'Etat quand le parlement disposera de l'avis du Conseil d'Etat, et l'ouverture de négociations sur le deuxième paquet.

"Nous nous en tenons à cet accord et les quatre partis francophones ont répété la semaine dernière leur volonté d'ouvrir des négociations pour une véritable réforme de l'Etat, négociations au cours desquelles on doit pouvoir parler de tous les sujets.

Pour le reste, Didier Reynders a refusé à faire des considérations sur ce qui pourrait se passer si la proposition BHV était mise à l'ordre du jour de la Chambre. Il s'est contenté d'insister sur le fait qu'il faut des solutions négociées pour BHV.

Le CD&V veut examiner la loi sur la scission

Le Bureau du CD&V demande que la proposition de loi relative à la scission de BHV poursuive son cours parlementaire. Les chrétiens-démocrates flamands confirment par ailleurs leur disponibilité à négocier. "Le CD&V demande de continuer la procédure parlementaire normale", a indiqué le sénateur Wouter Beke, président ad interim dans un communiqué.

"Cela implique la mise à l'agenda de la séance plénière de la Chambre du 8 mai de la proposition de loi concernant la scission de BHV", souligne-t-il. Le CD&V se dit prêt, dans le même temps, à négocier. "Cette volonté est conforme à la possibilité d'une solution négociée évoquée dans l'avis du Sénat dans le cadre de la procédure concernant le conflit d'intérêt sur BHV", indiquent les chrétiens-démocrates flamands. Ils ajoutent que ces négociations doivent avoir lieu dans un "climat serein".

La N-VA veut voter le 8 mai

La N-VA plaide, à l'instar de son partenaire de cartel, le CD&V, pour que la proposition de loi relative à la scission de BHV soit rapidement mise à l'ordre du jour de la séance plénière de la Chambre. "Le 8 mai, une majorité démocratique pourra voter la scission de BHV", ont indiqué lundi les nationalistes flamands à l'issue de leur Bureau de parti.

La N-VA dit par ailleurs réaliser "que les partis francophones disposent encore de nombreuses possibilités de retardement, tant avant qu'après le vote à la Chambre". Face à cette perspective, les nationalistes se disent disposés "à s'asseoir autour de la table avec les francophones afin d'examiner la possibilité d'un accord global permettant qu'ils abandonnent leur opposition à la scission de BHV".

L'Open Vld laisse la main à Yves Leterme

Pour l'Open Vld, c'est maintenant au Premier ministre de venir avec un plan pour aborder les problèmes communautaires. Les libéraux flamands entendent laisser à Yves Leterme toute la marge nécessaire mais il ne peut cependant être question pour le parti de suspendre les travaux parlementaires, a déclaré lundi le porte-parole de l'Open Vld.

La conférence des présidents de la Chambre doit décider ce mardi de l'agenda des travaux, notamment de mettre à l'ordre du jour de la séance publique la proposition de scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde cette semaine ou la semaine prochaine.

Savoir Plus

Rudy Demotte dialogue avec les entrepreneurs de BHV

"Je suis venu pour dialoguer avec les entrepreneurs flamands et je suis convaincu que les frontières peuvent et doivent être dépassées", a souligné Rudy Demotte. "Il y a encore beaucoup de clichés sur la Wallonie, mais la région se redresse, va mieux et je suis là pour le confirmer". Le ministre-président wallon a notamment abordé le plan Marshall et ses bénéfices ainsi que le plan flamand similaire "Vlaanderen in Actie". Le ministre président-wallon a de nouveau insisté sur la nécessité de relancer la mobilité entre les régions du pays, qui permet à la fois aux chômeurs d'aller travailler dans une autre région et aux entreprises de diversifier leurs investissements.

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