Mardi 9 fév 2010

Politique

Leterme négocie une solution pour BHV

BELGA

Mis en ligne le 04/05/2008

Le CD&V/N-VA a demandé la semaine dernière que la proposition de loi soit mise à l'agenda de la séance plénière de la Chambre le 8 mai, ce qui a provoqué l'énervement dans les rangs francophones.

Le premier ministre Yves Leterme négocie avec des membres du gouvernement et des présidents de parti pour trouver une solution dans le dossier Bruxelles-Hal-Vilvorde, a déclaré dimanche à De Zevende Dag (VRT) le chef de groupe CD&V/N-VA Servais Verherstraeten. Si les négociations n'offrent pas suffisamment de perspectives, le CD&V/N-VA demandera la mise à l'ordre du jour de l'agenda de la Chambre jeudi de la proposition de loi scindant cet arrondissement.

Le CD&V/N-VA a demandé la semaine dernière que la proposition de loi soit mise à l'agenda de la séance plénière de la Chambre le 8 mai, ce qui a provoqué l'énervement dans les rangs francophones.

Le chef de groupe sp.a à la Chambre Peter Vanvelthoven a notamment reproché dimanche à Yves Leterme un manque d'initiatives. Servais Verherstraeten a contesté cette vision. "C'est lui qui, au-delà des frontières des partis, tente de trouver une solution", a-t-il dit, ajoutant que des négociations étaient en cours. Pour lui, la mise à l'agenda de la proposition de loi peut-être un "levier" pour sortir les négociations sur BHV du marasme.

Dans les milieux gouvernementaux, on se montre très discret depuis plusieurs jours mais il est de notoriété publique que des contacts ont lieu depuis mercredi. Il ne s'agit pas de réunions formelles mais de contacts informels, précise-t-on.

Invité à Mise au point sur la RTBF, le président de la Chambre Herman Van Rompuy a répété que son parti avait eu l'impression en février dernier que les partis francophones allaient déclencher une nouvelle procédure de conflit d'intérêt pour laisser du temps pour trouver une solution. "Sinon, nous n'aurions jamais accepté d'entrer dans le gouvernement, sachant que celui-ci serait en danger à peine un mois après sa mise en place", a redit M. Van Rompuy.

Et d'ajouter qu'il comprend toutefois les francophones qui ne veulent pas qu'on les entraîne dans une succession de conflits d'intérêt. Il faut que cette deuxième procédure soit la dernière et qu'on utilise les 120 jours de répit qu'elle offre pour trouver une solution qui, selon lui, doit être un compromis dans lequel chacun peut se retrouver.

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