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BHV

48 heures pour trouver une solution

Belga

Mis en ligne le 06/05/2008

Les présidents des partis francophones se réuniront à nouveau ce mardi après-midi. Quant à savoir s'il y aura une nouvelle réunion convoquée par Yves Leterme, à l'instar de ce que le premier ministre a fait dimanche et lundi soir, M. Reynders est resté prudent.

Il reste 48 heures à Yves Leterme et à sa majorité pour trouver une solution sur le dossier BHV. Si rien n'intervient d'ici là, les partis flamands demanderont l'inscription à l'ordre du jour de la séance plénière de jeudi de la proposition de loi flamande scindant l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Les francophones devront alors se concerter pour voir quelle réponse ils donneront à cette situation.

La Conférence des présidents de la Chambre s'est réunie mardi, comme prévu, et s'est accordé sans problème sur le fait qu'il n'y aura pas de séance plénière mercredi. En revanche, il n'y aura bien séance jeudi mais il n'y a pas eu de consensus sur l'ordre du jour de cette séance.

Au nom du gouvernement, le vice-premier ministre Didier Reynders a demandé que la Chambre se consacre cette semaine à la loi-programme et à la loi portant dispositions diverses et qu'elle se consacre la semaine prochaine au budget 2008. Les partis flamands, quant à eux, ont insisté pour qu'on inscrive également à l'ordre du jour de ce jeudi la proposition scindant l'arrondissement de BHV. Les francophones s'y sont opposés. Il n'y a donc pas eu de consensus sur l'agenda. Celui-ci sera donc déterminé à l'ouverture de la séance. Le président de la Chambre Herman Van Rompuy fera alors une proposition sur laquelle l'assemblée devra se prononcer.

Commentant la situation, Didier Reynders - qui représente le gouvernement au sein de la Conférence des présients - a souligné que "si on vote la proposition de loi, c'est qu'on ne veut pas négocier".

Il reste donc 48 heures pour tenter de trouver une solution, a-t-il dit. Les présidents des partis francophones se réuniront à nouveau ce mardi après-midi. Quant à savoir s'il y aura une nouvelle réunion convoquée par Yves Leterme, à l'instar de ce que le premier ministre a fait dimanche et lundi soir, M. Reynders est resté prudent. "S'il est possible d'avancer dans le dossier mais sinon c'est inutile", a-t-il dit. "On verra jeudi ce qui se passera. Nous n'allons pas déjà décider aujourd'hui quelle sera la réponse des francophones. Il n'y a pas encore de conflit mais les francophones se préparent. Nous cherchons toujours une solution", a expliqué M. Reynders.

Les commentaires allaient bon train, dans les couloirs du parlement

Pour le chef de groupe PS, Thierry Giet, il est trop tôt pour dire ce qui se passera. "Si BHV est mis à l'ordre du jour, les francophones devront se concerter", a-t-il dit, ajoutant que son parti privilégiait toujours, comme les autres formations francophones, la négociation pour trouver une solution. Il a aussi insisté sur l'importance des autres textes sur lesquels la Chambre doit se prononcer, comme la loi-programme et le budget.

Christian Brotcorne, chef de groupe cdH, a pour sa part déclaré que la mise à l'ordre du jour de la proposition de loi est "une provocation et la preuve qu'on ne respecte pas les accords intervenus dans la majorité qui prévoient qu'on recherche une solution négociée". "Nous restons optimistes et nous attendons jeudi", a-t-il encore noté.

Le chef de groupe MR, Daniel Bacquelaine, a abondé dans le même sens. "Les francophones ont des armes pour résister mais nous déciderons le moment venu", a-t-il dit.

Les chefs de groupe CD&V/N-VA et Open Vld, Servais Verherstraeten et Bart Tommelein, ont aussi insisté sur le fait qu'il reste 48 heures pour trouver une solution. M. Verherstraeten est même allé plus loin. Pour lui, "il reste 48 heures non seulement au gouvernement mais à tous les partis démocratiques pour trouver une solution".

Le chef de groupe Ecolo/Groen!, Jean-Marc Nollet a indiqué que son groupe demandait que le premier ministre Yves Leterme vienne s'expliquer en début de séance jeudi. Il a introduit une demande d'interpellation à cet effet.

Le cdH a fait remarquer après la conférence des présidents à ce propos que pour mettre l'interpellation à l'ordre du jour, la demande d'Ecolo doit disposer d'un soutien de 30 parlementaires. Or, il ne peut compter que sur le Vlaams Belang et la Lijst Dedecker (LDD) pour y arriver, ce qui mettra à mal la solidarité francophone, dit-on chez les Humanistes. Jean-Marc Nollet a répliqué que son groupe formulait la demande seul et que ce n'était pas sa faute si les autres partis francophones ne le soutenaient pas.

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