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Politique

Les Wallons n'ont pas peur d'assumer

Belga

Mis en ligne le 20/09/2008

Comme son hôte, le ministre-président bruxellois, Charles Picqué, a insisté sur le rapprochement mutuel auquel aspirent la Wallonie et Bruxelles et évoqué divers domaines de synergie possibles entre les deux Régions.

Les Wallons n'ont pas peur d'assumer leurs responsabilités. Ils ont été les artisans de la fédéralisation du pays et ce qu'ils font eux-mêmes, ils le font bien. Tel est l'un des messages qu'a lancé samedi le ministre-président Rudy Demotte, à l'occasion des Fêtes de Wallonie.

"Que cela soit clair: les Wallons n'ont pas peur d'assumer leurs responsabilités", a-t-il déclaré avant de rappeler sa conception d'un Etat fondé sur trois Régions égales. "Si je parle de trois Régions sur pied d'égalité, c'est pour réaffirmer sans ambiguïté que Bruxelles - comme la Wallonie - n'est pas une sous-composante de l'espace francophone, mais bien une Région à part entière", a-t-il ajouté.

Evoquant le blocage actuel, M. Demotte a appelé au retour à la raison des uns et des autres. "Nous gagnerons à renouer avec la sérénité et à entreprendre une discussion dépassionnée", a-t-il fait remarquer.

Comme son hôte, le ministre-président bruxellois, Charles Picqué, a insisté sur le rapprochement mutuel auquel aspirent la Wallonie et Bruxelles et évoqué divers domaines de synergie possibles entre les deux Régions. "Cette Ville-Région de Bruxelles, les Wallons peuvent se l'approprier amicalement à l'instar de l'Europe toute entière. Ils peuvent et doivent s'impliquer dans le devenir de cette Région qui est un peu le prolongement de la leur. Car Bruxelles ne peut exister que par la volonté politique des Wallons qui, tout en affirmant leur identité régionale, reconnaissent à nous, Bruxellois, le droit d'affirmer la nôtre", a-t-il déclaré.

Bruxelles est une entité qui n'appartient ni à la Flandre, ni à la Wallonie mais aux Bruxellois, a dit pour sa part le président du parlement wallon, José Happart.

A l'instar de M. Demotte, il a lui aussi appelé les Wallons à ne pas avoir peur des réformes institutionnelles. "Il n'y a aucune raison, il n'y a jamais de raison d'avoir peur de l'évolution de nos institutions", a-t-il affirmé. Pour sortir les négociations de l'enlisement, il a préconisé de confier les négociations aux assemblées après l'échec des partis et des éxécutifs. "A mon sens, il faut des hommes d'Etat d'âge mûr qui ne sont pas tenus par des échéances électorales ni par des charges exécutives, mais qui soient libres et mus par la volonté de réussir", a-t-il ajouté.

M. Demotte n'a évoqué que brièvement les sujets communautaires. L'essentiel de son allocution a été consacré à une "Wallonie qui bouge". "La Wallonie vise l'excellence. On n'atteint rien à s'inscrire dans la moyenne et la place de la Wallonie se trouve au premier rang des régions européennes", a lancé le ministre-président. En cette dernière année de législature, le gouvernement wallon soutient le principe d'un "plan Marshall 2.0", conçu comme une amélioration de la première version, afin de poursuivre la dynamique initiée en août 2005.

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