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Politique - mcc/FDF

Deprez-Maingain : la querelle

M. Bu. et V.d.W.

Mis en ligne le 29/09/2008

Le MR doit envoyer des modérés au dialogue institutionnel, dit le premier. Qui a négocié de mauvais accords pour Bruxelles ?, réplique le second.

Gérard Deprez, le fondateur du Mouvement des Citoyens pour le Changement (MCC) avait, dans un premier temps, remisé ses flèches dans leur carquois, dimanche matin, pour souffler les dix bougies de son mouvement. Hôte du bourgmestre de Wavre Charles Michel (MR), il n'a pas réédité directement les attaques formulées vendredi à l'encontre d'Olivier Maingain et de Didier Reynders, deux de ses collègues de parti, dans "L'Echo". M. Deprez, devant quelques centaines d'adhérents, s'est contenté de souligner que le manifeste rédigé il y a dix ans pour la création du MCC - lors de la dissidence par rapport au PSC - restait "d'une brûlante actualité".

"Le constat, souligne-t-il, reste le même : nous voulons mobiliser et redresser la Wallonie". L'eurodéputé fustige le PS mais se défend d'être "un antisocialiste primaire". Rayon institutionnel, il plaide pour que "les modérés soient entendus". "Que les modérés dans les deux camps s'engagent !, a-t-il lancé. Ils doivent agir !"Interrogé à l'issue de son rassemblement par la RTBF-radio, Gérard Deprez a répété ses charges à l'encontre de M. Maingain et de la direction du MR.

"Je constate, a-t-il asséné, que la direction du MR a fait le choix de privilégier et de mettre en avant l'une des composantes de la fédération, à savoir le FDF. Il faut bien se rendre compte qu'on a une situation entièrement nouvelle suite au départ des nationalistes de la N-VA et que l'analyse de M. Maingain n'est pas la bonne". Gérard Deprez a toutefois démenti toute "animosité personnelle" entre lui-même et M. Maingain.

Lequel répliquait, dimanche soir, avec les éléments suivants : "Quand le FDF a négocié des accords institutionnels, le Pacte d'Egmont ou Bruxelles-Hal-Vilvorde en 2005, ce sont les ailes radicales flamandes qui n'ont pas voulu d'un accord équilibré. La preuve est faite depuis longtemps que le FDF a une grande capacité de négocier, encore faut-il qu'il y ait en face des interlocuteurs qui acceptent d'entendre aussi les revendications des francophones.

M. Deprez devrait plutôt se souvenir que si, aujourd'hui, Bruxelles est en difficulté pour son financement, son statut et ses limites territoriales trop exiguës, c'est bien parce que lui a négocié des accords moins favorables pour Bruxelles que ceux auxquels nous avions participé. Donc je lui dis : Rastreins, valet !"

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