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Six des 12 sont des Bruxellois

V.d.W.

Mis en ligne le 08/10/2008

Le dialogue institutionnel s'ouvre, ce mercredi matin. Douze hommes sont chargés de réfléchir à l'avenir institutionnel de notre pays. Du pain sur la planche...

On ne va pas dire que la première réunion des membres du dialogue institutionnel passera complètement inaperçue..., mais il est évident que les circonstances politiques ont considérablement évolué en quelques semaines. Il y a peu, le sort du gouvernement Leterme semblait tenir au lancement de ces pourparlers institutionnels. Aujourd'hui, cela est presque anecdotique tant la crise financière et bancaire occupe les esprits des citoyens et des responsables du pays.

Il n'empêche, la vie politique continue. Et les partis ont considéré qu'il était plus sage de garder l'agenda initialement prévu et de lancer, ce mercredi à 11 heures, au Palais des Académies de Bruxelles, ce fameux dialogue institutionnel entre francophones et Flamands. On devrait d'ailleurs écrire entre Flamands, Wallons et Bruxellois tant la région centrale du pays sera bien représentée.

Hasard ou pas, ce ne sont pas moins de 6 représentants sur les 12 désignés par les partis (voir infographie ci-dessus) qui sont de vrais Bruxellois. Côté francophone, il y a Armand De Decker (MR), Olivier Maingain (FDF). Pour apaiser les craintes des libéraux wallons, le MR enverra le porte-parole du parti, Pierre-Yves Jeholet lorsque l'on traitera de problématiques wallonnes. Le 3e francophone bruxellois sera Philippe Moureaux (PS). Côté flamand, c'est mieux encore : Bert Anciaux (Vlaamse Progressiven), Guy Vanhengel (VLD) et Steven Vanackere (CD&V) sont aussi de la capitale. Et cela, alors que les partis flamands estiment que la problématique bruxelloise ne doit pas être évoquée...

C'est le ministre-président flamand, Kris Peeters (CD&V) qui sera en quelque sorte le maître de musique. Même s'il n'y a pas, à proprement parler de chef de la délégation francophone, on peut penser que ce rôle sera rempli par le président du Sénat, Armand De Decker (MR) au titre de représentant du premier parti francophone.

Les négociateurs n'ont pas vraiment de menu ni de calendrier. Mais les Flamands souhaitent que le dialogue débouche sur des résultats tangibles et rapides. Les francophones sont moins pressés.

On notera que les deux ministres des Réformes institutionnels, Didier Reynders (MR) et Jo Vandeurzen (CD&V) assisteront au lancement des travaux. Mais ils ne devraient pas s'éterniser.

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