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Le recteur Coulie : "Oui pour un vrai débat serein et positif"

C.Le

Mis en ligne le 21/10/2008

Tout en observant un devoir de réserve, les recteurs encouragent le débat.

Le débat sur le C de l'UCL n'est pas nouveau dans la grande maison louvaniste mais c'est la première fois que de larges pans de l'université ou plutôt des universités - puisque c'est aussi l'affaire des Facultés Notre-Dame de la Paix, de la Fucam et des Facultés Saint-Louis - sont prêts à s'investir sérieusement dans la discussion. Et cela sans arrière-pensée ou tabou alors que de plus en plus rares sinon exceptionnelles sont les voix qui s'élèvent pour rejeter l'évolution récente de l'UCL. Au contraire, ni les interventions de clercs haut placés auprès du Vatican, ni des allusions à peine voilées contre certaines recherches notamment éthiques dans des documents romains n'ont fait basculer l'opinion des universitaires cathos au sens large pour un retour en arrière. C'eût été quasi-impensable il y a trente ans malgré l'ouverture du concile Vatican II. A l'époque, certains professeurs se faisaient crosser pour leurs propos ou pour leurs comportements. Il n'était pas bien vu, par exemple, de cohabiter en dehors des saints liens du mariage. Mais cette page là est bel et bien tournée. Mieux dans le cas présent, les directions des universités concernées participent au débat. C'est si vrai que lundi sur le coup de 17 heures, les membres des quatre institutions partenaires de l'Académie Louvain ont reçu un courriel commun des recteurs Delporte (Fucam), Scheuer (Namur), Lambert (Saint-Louis) et Coulie (UCL) les informant brièvement de la démarche des promoteurs de l'ULouvain.

"Nous souhaitons" disent les recteurs "que chacun se sente libre de répondre à cette initiative en fonction de ses convictions et de son projet pour l'université". Et de souligner que c'est "un débat important pour l'avenir de notre université". Le quatuor rectoral n'en dira pas davantage car "les négociations en cours [...] leur imposent un devoir de réserve".

Le recteur de l'UCL, Bernard Coulie a cependant accepté de commenter brièvement la démarche des académiques : "C'est un vieux débat récurrent dans nos institutions mais à la veille de la fusion, il est intéressant d'envisager aussi notre communauté à parti de cet éclairage. Les arguments des uns et des autres méritent en tout cas d'être étudiés. J'ose espérer que tous ceux qui ont des idées sur la question vont s'exprimer. Cela doit se faire de manière positive et réfléchie. Mes collègues recteurs et moi-même émettons en tout cas le vœu que cela se passe de la manière la plus sereine possible..."

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