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Communautaire

Le gouvernement assume-t-il la décision de Keulen?

BELGA

Mis en ligne le 25/11/2008

Les présidents des partis francophones attendent du ministre-président flamand, Kris Peeters, qu'il leur dise si le gouvernement flamand assume dans son ensemble la décision du ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen, de ne pas nommer trois bourgmestres de la périphérie bruxelloise.

Ils attendent aussi de lui qu'il leur dise quelles conséquences il en tire pour le dialogue de Communauté à Communauté.

Les dirigeants du MR, du PS, du cdH et d'Ecolo se sont retrouvés mardi midi au cabinet des Finances pour déterminer une position commune face à la décision de Marino Keulen annoncée lundi après-midi.

Après un peu plus d'une heure de réunion, ils se sont présentés ensemble devant la presse.

"Nous regrettons d'avoir dû tenir une réunion sur un sujet institutionnel alors que crise économique devrait mobiliser toute notre énergie", a dit le président du MR Didier Reynders au nom des quatre formations.

Et d'ajouter que les trois bourgmestres seront normalement une nouvelle fois représentés par leur majorité respective.

Enfin, a encore dit M. Reynders, "nous demandons au ministre-président flamand Kris Peeters si gouvernement flamand assume dans son ensemble la décision prise par M. Keulen et nous lui demandons quelles conséquences il en tire pour l'avenir du dialogue de Communauté à Communauté".

Le président du PS, Elio Di Rupo, la présidente du cdH, Joëlle Milquet, et les co-présidents d'Ecolo, Jean-Michel Javaux et Isabelle Durant ont abondé dans le même sens en paraphrasant M. Reynders qui parlait au nom de tous.

Mme Milquet a notamment regretté qu'on ne mette pas autant d'énergie à l'élaboration d'un plan de relance réunissant fédéral et régions qu'à relancer un débat communautaire dont personne n'a besoin.

M. Di Rupo a insisté sur le fait que les francophones ont tout fait pour que le dialogue se déroule de façon sereine. "Nous n'avons commis aucun acte mettant ce dialogue en danger et, maintenant, alors que la priorité est ailleurs, M. Keulen prend cette décision", a-t-il dit. Jean-Michel Javaux a abondé dans le même sens en disant que les francophones ont tout fait pour parvenir à une solution institutionnelle équilibrée.

M. Reynders s'est dit déçu par la décision de M. Keulen, ajoutant qu'elle est un "frein à un dialogue serein".

Interrogé sur l'avenir du dialogue, il a rappelé que celui-ci se déroule entre le gouvernement flamand d'une part et les partis francophones d'autre part. "Nous attendons maintenant de connaître la position du gouvernement flamand. Nous verrons ensuite ce que nous ferons", a-t-il dit.

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