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Le tirage au sort a eu lieu...presque partout

Belga

Mis en ligne le 01/12/2008

"On crée la demande avec le tirage au sort.Avec les files d'attente, seuls les derniers ne pouvaient être inscrits mais ici le nombre de parents qui seront déçus de ne pas obtenir leur premier choix sera beaucoup plus important. Ils vivent une situation de détresse. C'est un système stalinien", estime Patrick Cauwaert, un représentant des parents.

La Ville de Bruxelles a fait procéder lundi à partir de 14H00 aux tirages au sort pour les inscriptions scolaires relatives à ses écoles, en présence d'un inspecteur coordinateur de la Communauté française, des préfets des établissements concernés et de cinq représentants de parents.

Le tirage au sort s'est déroulé sans incident. Les sept écoles secondaires de la Ville de Bruxelles étaient toutes concernées par ce tirage au sort puisque aucune ne peut répondre à l'ensemble des demandes d'inscriptions.

Selon les derniers chiffres de la Communauté française, 75 écoles sur 550, soit 14% des établissements ne pourront répondre à l'ensemble des demandes d'inscriptions en première secondaire, qui avaient débuté le 17 novembre dernier pour les élèves non-prioritaires. La Ville de Bruxelles a décidé de procéder à un tirage au sort de manière centralisée pour l'ensemble de ses écoles. Interrogé sur la légalité de cette centralisation par la présidente du groupe MR au parlement de la Communauté française Françoise Bertieaux, le ministre Christian Dupont a estimé qu'elle ne pose pas problème pour autant que chaque établissement puisse choisir un des systèmes aléatoires prévus dans le décret.

La date du 14 mars a été tirée pour l'athénée Adolphe Max. "Si un élève est né le 14 mars, il figurera sur la liste d'inscription, puis on passe à la date du 14 avril, puis du 14 mai, etc. Si aucune élève n'est né par exemple un 14 mai, on passe au 15 mai et ainsi de suite avant de reprendre au 14 juin jusqu'à ce que la liste soit complète", explique le préfet de l'athénée, Alain Poels. "Un seul élève doit être choisi par date. Cela voudrait dire que des jumeaux seront quasi d'office séparés alors que les élèves qui ont un grand frère ou une grande s½ur déjà dans l'école sont prioritaires", relève ce préfet, qui a reçu 306 demandes pour 120 places. La liste de classement devra être établie pour le 15 décembre au plus tard. "Ce système représente une source d'angoisse et de stress pour les parents mais aussi pour leurs enfants qui craignent d'être séparés de leurs copains et copines.

On va vers le chaos", considère ce préfet. La liste des élèves inscrits ne sera elle clôturée que le premier septembre. "Nous pensons que ce décret contient des éléments positifs qui ne sont pas suffisamment expliqués aux parents. Mais nous sommes opposés au principe du tirage au sort qui incite les parents à faire plusieurs choix d'écoles. Pour la rentrée, certaines écoles risquent finalement de ne pas avoir suffisamment d'élèves et cela pourrait avoir des répercussions notamment sur le personnel", a déclaré Marie-Christine Linard, vice-présidente de la FAPEO (la Fédération des associations de parents de l'enseignement officiel), l'une des cinq représentantes de parents.

"On crée la demande avec le tirage au sort. Avec les files d'attente, seuls les derniers ne pouvaient être inscrits mais ici le nombre de parents qui seront déçus de ne pas obtenir leur premier choix sera beaucoup plus important. Ils vivent une situation de détresse. C'est un système stalinien", estime pour sa part Patrick Cauwaert, un autre représentant des parents.

Savoir Plus

Un directeur récalcitrant à Ottignies

Au moins une école n'a pas respecté lundi le décret mixité instauré par le ministre de l'Enseignement obligatoire Christian Dupont pour régler la question des inscriptions en première secondaire.

Pierre Guerriat, le directeur du Collège du Christ-Roi à Ottignies, a refusé de procéder à un tirage au sort, a-t-on appris sur RTL-TVi et la RTBF. Le cabinet Dupont, informé du problème par les médias, enverra mardi une mission d'information auprès du directeur pour lui apporter le maximum de renseignements sur le règlement en vigueur, mais l'équipe du ministre rappelle au directeur assermenté que le décret a force de loi et devra donc être appliqué, sous peine de graves conséquences.

"Les écoles contrevenantes risquent des sanctions pouvant aller jusqu'au retrait des subventions", a précisé l'attachée de presse du ministre.

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