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démission du gouvernement

Vande Lanotte: "l'opposition doit aussi être consultée"

BELGA

Mis en ligne le 21/12/2008

L'ancien vice-premier ministre Johan Vande Lanotte (Sp.a) insiste pour que l'opposition soit également associée aux consultations actuellement menées par le Roi Albert II.

"Nous sommes face à une crise institutionnelle fondamentale. Il est donc normal dans un Etat de droit démocratique qu'outre les partis de la majorité, on écoute les partis de l'opposition", a-t-il déclaré dimanche. Depuis vendredi soir et la remise par Yves Leterme de la démission du gouvernement, le Roi mène une série de consultations. Actuellement, seul des membres des 5 partis de la majorité ont été entendus.

Dans ce contexte, l'ancien président du parti socialiste flamand déplore que l'opposition n'ait pas encore reçu d'invitation. "Nous sommes confrontés à une crise relativement fondamentale.

Cela me semble être un devoir démocratique de ne pas seulement entendre la majorité mais aussi d'écouter l'opposition", juge Vande Lanotte, tout en déclarant être conscient que son appel à l'adresse du palais est quelque peu "inhabituel". Le ténor du Sp.a explique enfin avoir l'impression que les partis de la majorité n'ont qu'un seul souci: "Recommencer aussi vite que possible et garder le pouvoir".

"Un gouvernement d'urgence et du calme"

Il est temps de permettre "à des valeurs sûres de toutes les couleurs" politiques de travailler à un plan d'urgence et de mettre sur pied un gouvernement fédéral d'urgence, écrit le ministre flamand Bert Anciaux sur son site internet. Entre-temps, le calme doit revenir et il serait préférable que les élections fédérale, régionale et européenne soient regroupées en juin prochain, estime-t-il encore.

Selon Bert Anciaux, un gouvernement d'urgence, composé d'hommes politiques confirmés, doit être mis en place. "Laissons des valeurs sures issues de tous les partis prendre les choses en mains. Pas avec des techniciens, des juges ou des banquiers. Afin de faire un budget d'urgence, de travailler à un plan de relance et d'offrir du calme et des perspectives", ecrit-il.

En outre, si le pays est dans une situation difficile, Bert Anciaux juge toutefois qu'il n'est pas question d'une "véritable crise" car les autres exécutifs du pays peuvent poursuivre leur travail.

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