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crise politique

L'opposition nationaliste flamande acerbe

BELGA

Mis en ligne le 29/12/2008

La Lijst Dedecker, la N-VA et le Vlaams Belang ont fustigé lundi l'évolution de la situation politique du week-end, marquée par la mission de formation d'un nouveau gouvernement confiée par le roi au président de la Chambre Herman Van Rompuy (CD&V).

Pour la Lijst Dedecker (LDD), le formateur Herman Van Rompuy ne parviendra pas à mettre sur pied un gouvernement fédéral crédible. Placer Herman Van Rompuy au 16 rue de la Loi revient à "couler du plomb sur du fer rouillé", a indiqué Jean-Marie Dedecker, ajoutant que le gouvernement a prouvé ces derniers mois qu'il ne parvenait pas à résoudre les problèmes du pays.

"La seule chose qui soude ce gouvernement de centre-gauche, c'est l'angoisse de se retrouver face à l'électeur", résume-t-il. Jean-Marie Dedecker estime par ailleurs que les différends entre Flamands et Francophones et entre gauche et droite au sein du gouvernement conduiront nécessairement à une dissolution des Chambres et un scrutin fédéral couplé au régional le 7 juin prochain. "L'électeur pourra alors redistribuer les cartes pour l'avenir de ce pays devenu ingérable sans réforme de l'Etat", commente-t-il.

Les événements de ces dernières semaines sont à ses yeux "honteux pour le CD&V" qui, dit-il, a brûlé ses "poids lourds", réduit à néant sa victoire électorale de 2007, mangé ses promesses faites à l'électeur flamand et détruit son ancien partenaire de cartel, la N-VA. La Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA), précisément, a protesté pour sa part contre l'absence d'une majorité flamande au Parlement pour soutenir le gouvernement que le formateur Herman Van Rompuy est appelé à mettre sur pied.

"Sous le gouvernement Leterme I, on pouvait encore parler d'un accident de parcours, vu que la N-VA avait quitté la coalition. Mais aujourd'hui, les deux partis (flamands de la coalition, le CD&V et l'Open Vld, NDLR) ont choisi sciemment cette option", a déploré le président de la N-VA, Bart De Wever. Qualifiant cette absence de majorité flamande de "véritable scandale" et de "creux de la vague historique pour la Flandre", il juge par ailleurs que ce futur gouvernement ne parviendra pas à remettre de l'ordre dans les affaires institutionnelles ni dans les finances.

Quant à la personnalité du formateur Herman Van Rompuy, Bart De Wever dit avoir pour lui "beaucoup de respect" sur les plans humain et professionnel. Mais il a le tort de représenter aussi à ses yeux "l'aile belge du CD&V".

De son côté, le Vlaams Belang a critiqué le manque de respect de l'électeur de la part d'un gouvernement qui est tombé et va toutefois poursuivre son travail jusqu'en 2011. Le parti d'extrême droite, qui affirme que les francophones ont réagi avec enthousiasme à la désignation d'Herman Van Rompuy comme formateur, voit à travers lui l'intérêt de l'Etat belge primer sur les promesses électorales flamandes.

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