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Élections du 7 juin

On vote dans 3 mois ? Ah, ça alors !

P.P.

Mis en ligne le 07/03/2009

Elections régionales et européennes, voire plus si grabuge, clap ! Première. La période électorale s’ouvre officiellement, ce samedi. Les règles sur la limitation et le contrôle des dépenses électorales sont d’application.

On s’en voudrait d’avoir l’air de débarquer. La "campagne électorale" pour le 7 juin 2009, on sait assez combien elle s’est en fait ouverte dès le crépuscule du 10 juin 2007, aux élections précédentes, les législatives... Reste que, cette fois, déjà, enfin, nous y voici officiellement. Ce 7 mars, au Jour J - 3 mois. Par ce biais : c’est à trois mois que débute la période réglementée, dite aussi suspecte, au regard de la loi relative à la limitation et au contrôle des dépenses électorales.

C’est vrai depuis 1989, lorsque l’on a décidé d’un financement public des partis. Les contraintes sont de deux ordres.

Primo , les pratiques. Toute une série sont interdites : ni cadeaux ni gadgets; pas d’affichage commercial; affiches et panneaux de 4 m2 au plus; pas de pub par téléphone, ciné, radio, télé.

Ensuite, les dépenses. Des plafonds sont introduits, imposés aux partis et candidats. Pour les premiers, jusqu’à 1 million par parti. Les seconds varient selon que l’on est déjà représenté à l’assemblée concernée ou pas, le nombre d’élus sortants, celui des électeurs, la place sur la liste. "Le Moniteur" du 5 décembre dernier a publié précisément les montants, pour les régionales comme pour les européennes. Exemples. Au Parlement bruxellois, 27 candidats PS, 26 MR, 11 CDH et 8 Ecolo pourront dépenser jusqu’à 18 573 euros chacun; un seul candidat d’un parti non représenté pourra faire de même; un effectif dans un autre cas pourra dépenser au plus 5 000 euros. En Région wallonne, les montants maxima par candidats les plus choyés vont de 12 397 à 22 710 selon les circonscriptions. Etc. À la clé, déclarations (minutieuses), contrôles (relatifs), sanctions (rares). Sauf exceptions, les dépenses concernées sont les messages verbaux, écrits, sonores, visuels, destinés à influencer un résultat.

À suivre, on peut le dire

A partir de ces mêmes trois mois, les radios et télés sont incitées à certaine prudence dans tous leurs programmes, liés ou non à l’actualité électorale - conformément, côté francophone, à la réglementation du Conseil supérieur de l’audiovisuel.

Tandis que, lira-t-on par ailleurs, l’agenda officiel des scrutins s’apprête à exercer son très pointilleux office.

On a bien dit : les scrutins. Européen et régional au moins. Sans préjudice, toujours pas exclu, d’un accouplement de crise avec des élections législatives (fédérales) ô combien anticipées.

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