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1er mai

Le MR raille les "conservateurs socialistes"

X.Du.

Mis en ligne le 02/05/2009

Les Bleus se sont rassemblés vendredi à Jodoigne, comme tous les ans. Une démonstration de force pour faire face au seul ennemi avoué : le PS.

Boum ! Boum ! Boum ! Les organisateurs du 1er mai du MR avaient réquisitionné leurs plus gros amplis, vendredi dans le hall omnisports de Jodoigne. C’est là, il y a un peu plus de vingt ans, que Louis Michel eut l’idée de casser le monopole socialiste de la fête du travail en organisant un meeting où tous les Bleus sont requis sur la scène. Le message, on l’a compris, est clair : on peut être à la fois travailleur et libéral.

C’est donc entre la pleine puissance d’un tube de Rihanna et d’un remix de Boney M. que se sont glissés les orateurs du jour. Chacun dans son rôle.

Il y eut tout d’abord Serge Kubla, chef de groupe au Parlement wallon et chauffeur de salle à ses heures. Dans un discours/sketch, l’homme de Waterloo a raillé la pesanteur administrative wallonne, devant un public toujours preneur.

Armand De Decker et Sabine Laruelle se firent plus sérieux, le premier pour dénoncer l’Olivier et les "conservateurs socialistes" qui ont conduit selon lui la Région bruxelloise au "désastre social", la seconde pour reprendre son antienne favorite sur les 800 000 indépendants du pays qui, si le MR n’avait pas été au gouvernement, auraient été oubliés par les "socialistes humanistes ou humanistes socialistes, de toute façon c’est chou vert et vert chou".

"Héritiers honteux"

Alors qu’Elio Di Rupo accusait à l’autre bout de la Wallonie le libéralisme de tous les maux, Louis Michel répliquait déjà aux "héritiers honteux du marxisme" que le capitalisme n’est pas le synonyme de libéralisme. Pour lui, ce dernier est le projet politique qui a généré le plus de prospérité, le plus de solidarité et le plus de liberté.

Allez, encore quelques décibels directement issus du top 50 et il est temps d’accueillir, Mesdames et Messieurs, Notre Président, j’ai nommé Diiiiidier Reeeeeynders. Boum ! Boum ! Boum ! Tonnerre d’applaudissements. Tout le monde debout.

L’homme du jour s’est tout d’abord félicité de la décision (voir p. 5) d’instaurer le chômage économique pour les employés, même si "Mme Demelenne ne veut pas l’appeler ainsi".

Pour le reste, M. Reynders a insisté sur l’enjeu de la gouvernance, prenant pour contre-exemple, suivez le regard, un "ministre consultant" ou des "réviseurs d’entreprises". Et donc, "il faut changer le système, et le système en W allonie, c’est le socialisme "

CQFD. Rien de plus. Premier mai désormais ordinaire à Jodoigne.

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