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ELECTIONS09 - les négociations

Van Rompuy préférerait l’Open VLD

P. G.

Mis en ligne le 13/06/2009

Kris Peeters préférerait gouverner avec le SP.A; Van Rompuy aurait des craintes.

Comme la veille, la journée de Kris Peeters aurait dû être consacrée à des contacts avec la société civile et les partenaires sociaux (LLB du 12/6) mais entre deux entrevues, le ministre-Président flamand (CD&V) a bien dû se fendre d’un démenti.

Non, il n’a pas encore de préférence pour une formule plutôt qu’une autre. Et puis, oui, les trois types de tripartite (CD&V plus deux partis parmi : N-VA, SP.A et Open VLD) sont envisagées et même un quatuor est de l’ordre du possible. Tiens n’avait-il pas déclaré à vouloir gouverner avec le moins de partis possibles ?

Seulement voilà, selon "plusieurs sources au sein de différents partis" citées dans les journaux de Concentra et de Corelio, Kris Peeters aurait une préférence pour une formule CD&V/N-VA/SP.A, excluant les libéraux donc.

Mais le Premier ministre Herman Van Rompuy aurait peur de ce scénario, susceptible de déstabiliser son propre gouvernement, et pousserait le premier flamand à plutôt sceller une alliance avec les libéraux. On se souviendra des déclarations de Karel De Gucht (et d’une manière moins explicite, de Guy Verhofstadt) laissant sous-entendre au lendemain des élections que pour l’Open VLD, tout était lié. Et que donc, si les libéraux, mal en point électoralement, tombaient du bateau régional, ils pourraient bien quitter dans la foulée le bateau fédéral.

Or, le SP.A l’a dit et répété, il ne souhaite pas monter dans le gouvernement fédéral. Le Premier ministre craindrait donc une nouvelle période de chaos politique au cas où les libéraux ne feraient plus partie du prochain gouvernement flamand. Selon le "Standaard", Herman Van Rompuy préférerait même une reconduction de la tripartite classique (CD&V/SP.A/Open VLD) à la place des Martyrs.

Selon le quotidien flamand, on estimerait dans la "sphère fédérale" du CD&V qu’"avec la N-VA, on ne peut aboutir qu’à une situation instable, certainement dans la perspective d’une réforme de l’Etat annoncée".

Un autre argument tient dans les problèmes budgétaires d’Herman Van Rompuy. Bart De Wever a déjà évoqué son souhait de voir le gouvernement flamand mettre la pression budgétaire sur le fédéral (via la contribution du gouvernement flamand au budget global de l’Etat) pour convaincre les francophones de s’asseoir à la table de négociations communautaires. Or le Premier ministre imagine mal pouvoir se passer de la générosité du niveau de pouvoir le plus riche du pays.

En fin de journée, Kris Peeters a reçu, comme prévu, Jan Renders, le président du MOC. Celui-ci a souligné qu’il "préférerait voir les chrétiens-démocrates renforcés par les socialistes" mais qu’il n’émettait pas de veto contre la N-VA. Après quoi, Kris Peeters a indiqué qu’il "préciserait sa méthode de travail pour la formation du gouvernement flamand" lundi ou mardi et qu’il prendrait "une nouvelle initiative" avec les partis politiques en milieu de semaine prochaine.

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