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Lundi, l’artificier Jean-Paul Wahl a ciblé Didier Reynders
M.Bu.
Mis en ligne le 01/07/2009
Ping-pong. A Charles Michel lundi ("Matin Première"), venu placer son refrain préféré "c’est à Didier Reynders à tirer lui-même les conséquences de la défaite du 7 juin", a succédé Sabine Laruelle mardi ("Le Soir") pour marteler que cette défaite était "une défaite collective" et que Didier Reynders conduirait bien le parti pour le scrutin de 2011. Aucun doute là-dessus, a assuré la Namuroise.
Bref, au Mouvement réformateur, les passes d’armes se suivent, les tranchées se creusent et l’intensité du malaise qui sévit depuis le dernier scrutin devrait (encore) augmenter avec l’appel à l’organisation d’une élection présidentielle cet automne lancé par Jacqueline Galant. Qu’on aime ou pas la députée bourgmestre hennuyère, son plaidoyer pour "redonner la parole aux militants du MR" devrait faire sortir du bois quelques cadres et responsables intermédiaires du parti - des parlementaires, sénateurs - qui, pour l’heure, se terrent dans le mutisme. Et attendent de voir qui, du "camp" Reynders ou du "camp" Michel, prendra l’ascendant sur l’autre
Car c’est, in fine, bien de cela qu’il s’agit - même si, dans chacun des deux camps, on assure (la main sur le coeur) que "l’unité du parti prime" et qu’il n’est pas question de lézarder plus encore la façade de l’immeuble bleu.
Au rayon des artificiers, un nouvel élement est sorti des rangs, lundi, lors de l’intergroupe parlementaire du MR, pour contester le modus operandi de Didier Reynders. Ainsi en fin de réunion, Jean-Paul Wahl, président de la fédération MR du Brabant wallon, a-t-il pointé "le malaise ambiant". "Arrêtons de nous voiler la face, nous le ressentons dans nos sections locales. Ça ne marchera pas comme ça ! , a dit le député-bourgmestre de Jodoigne en pointant Didier Reynders. On ne peut pas estimer que le débat est clos et simplement tourner la page. Il y a une frustration énorme chez nos militants et le terme d’arrogance revient partout à notre propos. Et puis, le cumul, c’est une autre difficulté à laquelle nous devons faire face "
Rappel, dans le Brabant wallon, les libéraux ont enregistré un recul sensible - au profit d’Ecolo. Alors, Jean-Paul Wahl était-il en service commandé du camp Michel? "Evidemment , disent les uns qui pointent sa complicité historique avec Louis Michel. "Complètement absurde ", rétorquent d’autres, qui évoquent "un froid récent" entre Jean-Paul Wahl et Louis Michel.
Bref, "on ne va pas recommencer sans cesse ce même débat chaque semaine !", a pour sa part soufflé le président Didier Reynders. Et puis ? Silence radio. Aucun des démineurs habituels du président n’est monté sur le champ de bataille. Lundi, ni Sabine Laruelle ni Armand De Decker n’ont sorti les bâtons de dynamite pour contrer la charge du Brabançon wallon. Probablement attendent-ils la prochaine offensive.
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