"L'élasticité de la Bretelle"

Un clin d'œil et non un anti-Gordel (voir ci-dessus) : voici comment les organisateurs présentaient cette 2e édition de la Bretelle, une "promenade sportive" emmenant ses participants à l'est de Bruxelles. Mais à voir le nombre d'hommes politiques qui se pressent ce dimanche devant le stade Fallon de Woluwe, point de départ de la Bretelle, il ne faut pas être devin pour se rendre compte que la promenade ne sera pas "que" sportive.

Raphaël Meulders

Un clin d'œil et non un anti-Gordel (voir ci-dessus) : voici comment les organisateurs présentaient cette 2e édition de la Bretelle, une "promenade sportive" emmenant ses participants à l'est de Bruxelles. Mais à voir le nombre d'hommes politiques qui se pressent ce dimanche devant le stade Fallon de Woluwe, point de départ de la Bretelle, il ne faut pas être devin pour se rendre compte que la promenade ne sera pas "que" sportive. "Oui, nous avons un message politique, qui est celui de la tolérance, explique Yvan de Beauffort (MR), tout en remontant des bretelles lignées de circonstance. Bien que nous respections le Gordel, nous nous portons en faux contre son message unilatéral. Bruxelles ne doit pas être coupée de sa périphérie avec qui elle possède des liens à la fois culturels, sociaux et économiques." Des croissants attendent les participants sous un soleil qui hésite encore. Les "Bretelleurs" arrivent au compte-gouttes. On en comptera 150 au cours de la journée. Comme l'an passé. Catherine, qui arbore fièrement un T-shirt bilingue "La Bretelle-De Bretel" est venue d'Overijse avec son mari. "Nous sommes passés sur le parcours du Gordel, et on ne nous a pas lancé de cailloux malgré notre T-shirt", rigole la jeune femme. Sybille, néerlandophone, vient d'Uccle. "Je comprends la frustration de certains Flamands car Bruxelles est, dans les faits, devenue une ville francophone. Mais ce n'est pas une raison pour avoir des discours aussi agressifs." D'autres sont simplement là pour "découvrir Bruxelles", comme Gwenaëlle et ses trois enfants. A 11h30, le cortège, entouré d'une vingtaine de policiers à vélos, prend la direction de la chaussée de Stockel. 15 kilomètres plus loin et après avoir traversé quatre communes (les deux Woluwe, Kraainem et Wezembeek), retour au point de départ. Les mollets se font sentir. "Les côtes sont plus difficiles en Flandre", plaisante un participant. Bernard Clerfayt (MR) salue les promeneurs : "Une bretelle, c'est élastique, cela se détend, contrairement à une ceinture qui resserre et enferme."

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...