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Violences urbaines
3 QUESTIONS À Marco martiniello
J.-C.M.
Mis en ligne le 19/09/2009
Directeur du Centre d’études de l’ethnicité et des migrations à l’université de Liège.
A quoi attribuer les explosions de violences qui agitent certains quartiers de Bruxelles ?
La plupart du temps, ces flambées connaissent un élément déclencheur, un accident de roulage, un contrôle d’identité, une dispute de rue, qui peuvent entraîner un attroupement, de l’énervement et, parfois, des affrontements avec la police. Mais ces éruptions de violence urbaine cachent des causes profondes et pas toujours apparentes.
Lesquelles ?
Elles sont nombreuses et ne sont pas propres à Bruxelles. Aujourd’hui, la précarité économique et sociale affecte jusqu’aux classes moyennes. Alors, imaginez les couches les plus démunies de la population. A la longue, certains de leurs membres craquent. De nombreux jeunes sont en situation de décrochage scolaire, ne croient en aucun avenir. Ils sont à un âge où l’on se rebelle aisément contre l’autorité et tout ce qui porte un uniforme. Il existe aussi des tensions tehniques et raciales qui font que certains groupes se partagent difficilement l’espace public urbain. Mais la violence guette d’autres milieux que les jeunes des quartiers difficiles. Regardez le monde du football. Quant à l’influence du ramadan, il faut rester prudent. Des émeutes ont éclaté de par le monde qui n’avaient aucun lien avec une période particulière ou sensible sur le plan religieux.
Risque-t-on de vivre une situation comparable à celle des banlieues françaises ?
Elle ne l’est pas mais il faut rester prudent. Il y a un gros travail à effectuer sur les plans économique et social.
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