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Édito

Jean-Mi rit Didier gît

Mis en ligne le 28/09/2009

Francis Van de Woestyne

Une remarque préalable, tout d'abord. Toujours la même. Mais à l'heure où certains confondent "prévenus" et "coupables", les mots ont un sens... Donc, ce sondage, même très professionnel, n'est que la photographie de l'opinion. Pas la vérité. On analyse des tendances. Deux.

La première. Les verts, dans leur nouveau costume, bénéficient d'un état de grâce durable. Jean-Michel Javaux sera bientôt l'idole des Wallons. Sont-ils servis, les verts, par cette ambiance générale écolo-bio-bobo qui crédibilise leur discours ? Sans doute. On peut aussi reconnaître qu'ils ont eu raison, avant les autres, d'attirer l'attention sur la destruction systématique des ressources terrestres. Aujourd'hui plus personne ne conteste cette vitale nécessité. Quand ils ont commencé leur combat, on leur a ri au nez. On les a pris pour des zozos. Reste que dans les solutions qu'ils préconisent, il y a parfois des simplismes, des contradictions, voire des hérésies. Exemple : taxer les voitures en fonction des kilomètres parcourus ? Tant qu'il n'y a pas de véritable alternative, notamment dans les zones éloignées, cette proposition est anti-sociale, anti-rurale.

Deuxième leçon de ce sondage. Didier Reynders. Posera-t-on bientôt la question : Didier qui ? Le danger, pour le MR, est qu'il devienne un handicap pour un parti qu'il avait conduit au sommet. Peut-il se ressaisir ? Oui. Le problème est que, même avec un ton plus mesuré, plus feutré, plus consensuel, Didier R. perd la confiance des électeurs. Le mal semble fait. Et l'électeur a de la mémoire.

© La Libre Belgique 2009

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