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Le veto contre Leterme irrite au CD&V
BELGA
Mis en ligne le 09/11/2009
Un éditorial du quotidien Le Soir mettant un veto au retour d'Yves Leterme comme Premier ministre n'est pas passé inaperçu en Flandre, singulièrement dans les rangs chrétiens-démocrates. "Certains tentent de nous assassiner politiquement, ce n'est pas très convenable. C'est aux hommes politiques qu'il revient de gagner la confiance de leurs pairs", a indiqué lundi Carl Decaluwe.
Beaucoup doutent de la capacité d'Yves Leterme à trancher le contentieux institutionnel. "Un accord communautaire ne dépend pas que de M. Leterme mais de l'ensemble des partis assis autour de la table", a souligné M. Decaluwe. "Ce qu'il doit faire c'est tenter quelque chose, comme le ferait Herman Van Rompuy".
Le ministre d'Etat Mark Eyskens est d'avis qu'Yves Leterme dispose d'"atouts énormes" qu'il convient de ne pas gaspiller. "Ce dont nous n'avons certainement pas besoin, c'est d'un Premier ministre qui échoue dans deux mois. Pour cette raison, nous devons d'abord examiner quelle est la meilleure façon d'appréhender les discussions (communautaires)". Mark Eyskens estime qu'Yves Leterme ne peut faire l'objet d'exclusives. "Ce n'est pas ainsi que cela fonctionne. Nous devons appréhender la discussion communautaire avec le souci de l'efficacité", a-t-il tranché.
Selon lui, "chaque camp" sera amené à faire des concessions. Yves Leterme devra prouver qu'il a des potentialités. "The proof of the pudding is in the eating", a conclu M. Eyskens. C'est à l'oeuvre qu'on reconnaît l'artisan.
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"Tant qu'il n'y a pas eu de Sommet européen au cours duquel il aurait été demandé à Herman Van Rompuy de prendre la présidence du Conseil européen, nous n'avons rien à décider. La question d'un successeur éventuel (à M. Van Rompuy) n'a pas été abordée", a commenté lundi la présidente du CD&V à l'issue du Bureau. "Le fait que le nom d'Herman Van Rompuy circule est un honneur pour le parti, pour le pays et pour lui-même. Mais tant qu'il n'y a pas d'offre précise, il n'y a pas lieu d'en parler", a indiqué Marianne Thyssen. "J'y ai déjà réfléchi mais je ne m'exprime pas à cet égard", a-t-elle précisé.
La présidente a qualifié en substance sa formation de parti raisonnable qui prendra ses responsabilités en temps voulu, rappelant la mauvaise expérience de Jean-Luc Dehaene qui, parti favori pour présider la Commission lors du Sommet de Corfou en 1994 avait finalement échoué face au veto britannique.
Favori dans la course à la présidence du Conseil européen, Herman Van Rompuy a été applaudi lundi au Bureau de son parti.
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