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leterme II
Le "Belche" sorti de Vilvorde
Paul Piret
Mis en ligne le 25/11/2009
Disons-le tout net, le taureau de Vilvorde manquait à l’écurie. Version moins flatteuse : on ne pouvait plus y échapper, en ces temps où le bon vieil Etat-CVP est redevenu très mode. Bref, après le gris et obstiné Martens, il n’y avait aucune raison de ne pas voir le rude et rugueux plombier ès farces et attrapes institutionnelles "belches" remonter sur scène. Remonter comme on l’imagine en deux enjambées chaloupées avec sa bouille, un long soupir exhalé, un solide juron mal rentré, un regard impatient au plafond.
Elle ne manque pas de relief, la remontée. Car enfin, c’est tout juste s’il n’avait pas dû s’enfuir par un soupirail du Palais, en fin de sa mission de médiateur, le 15 juillet 2007, tandis qu’Yves Leterme en enfonçait les portes pour devenir formateur. On exagère, c’est une image. N’empêche
Même sans cet abrupt et maussade précédent, ce n’est pas la première fois qu’il est chargé de déminer pour un autre. Que l’on se souvienne de 1988-89, la crise la plus longue, une fois celle de 2007-2008 labellisée hors concours, lorsqu’il avait arraché une réforme de l’Etat à force d’acharnement, d’habileté, de subtilité dans un genre colossal qui n’appartient guère qu’à lui, au bénéfice d’un Premier ministre à l’inattendu retour, un certain Wilfried Martens L’histoire bégaie, c’est sûr.
Lui, depuis son naufrage politique de l’été 99, avait fendu bien d’autres eaux, européennes et affairistes jusqu’à l’avidité. Après quoi le tsunami financier le porta à la présidence de Dexia. Et le revoilà comme Euuurgh, comme quoi, déjà ? Ah oui, comme Jean-Luc Dehaene, tout simplement.
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